15 septembre 2007 |
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Pour s’informer, généralement, lire surpasse les autres sources d’informations. Pourquoi ? Plusieurs réalités expliquent ce constat.
Vitesse et quantité
Faites le test. Chronométrez-vous deux fois en lisant un même texte ; une lecture à voix haute comparée à une lecture purement cérébrale (sans prononcer les mots). Lire un texte à voix haute demande deux à quatre fois plus de temps. Ainsi, un lecteur de nouvelle, qu’il soit à la radio ou à la télévision, offre à l’auditeur deux à quatre fois moins d’informations que si l’auditeur en question se tournait vers l’information écrite…
Empiriquement maintenant. Un bulletin de nouvelles est constamment interrompu par du contenu non informatif tel que : publicité (25 minutes l’heure), météo (4 minutes), parlotte de bienvenue et musique de présentation (2 minutes), résultats de loterie (2 minutes), et.
Donc, en réalité, d’un point de vue strictement quantitatif, lire pour s’informer offre un rapport allant du 8 pour 1 à du 12 pour 1 comparativement à d’autres formats d’information.
Carence informationnelle
Dû à son format, la télévision filtre l’information. Cet effet découle de l’impératif de l’image relatif à la production d’information télévisuelle. Sans images, il devient simplement moins pertinent de s’informer avec la télé. Donc, logiquement, les chefs d’antennes des réseaux de télévision discriminent généralement les infos dépourvues d’images ou les infos dont les images ne sont pas intéressantes.
Bref, les médias écrits ont cet avantage qui est de traiter de la nouvelle pour ce qu’elle est sans y appliquer un filtre lié au format.
La sélectivité
L’explorateur urbain, Dominique Arpin, de TVA est très sympathique. Il me fait sourire à chaque fois. Mais ce qu’il livre comme information est avant tout de l’ordre d’une émission de variétés que d’un bulletin de nouvelles. Le temps qu’il occupe dans un bulletin de nouvelles, même sporadiquement, gruge le temps alloué à l’information réelle. Voilà un désavantage des bulletins d’informations télé et radio : l’impossibilité de faire fi de certaines nouvelles impertinentes ou d’informations qu’on connait déjà.
L’imposition du contenu et de son organisation sont d’autres sérieux désavantages que ne présente pas l’information lue.
Quantité, représentativité et sélectivité. Voilà trois bonnes raisons de ne pas laisser de côté l’information écrite au bénéfice des autres moyens de communication.
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