7 octobre 2007 |
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Deux chercheurs de l’université du Devonshire, Mary L. Trout et Alan W. Shark, ont découvert à la bibliothèque de Pike Street à Londres le texte original [3], le texte intégral de leur publication. Le lecteur, même non averti de ces questions, verra ainsi l’importance capitale de cette découverte.

Enoncé
Soit un système S formé de P processus liés, où il peut se produire n événements défavorables E1, E2, …, Ei,…, En de probabilités p1, p2, …, pi, …, pn, toutes inférieures à ½, la moitié au moins étant voisines de zéro. Si un seul des événements se produit, les probabilités des autres deviennent supérieures ou égales à 1 – pi4.
Un énoncé littéraire quelque peu simplificateur est formulé par l’auteur lui-même : dans un système formé de processus liés, si une défaillance hautement improbable survient dans l’un d’entre eux, la probabilité de défaillance des autres devient proche de 1.
Commentaire
1 – Un manuscrit anonyme français du XIIIème siècle, traduction d’une œuvre du philosophe grec Pyrrhon (né vers 360 avant J.-C.), mentionne l’aphorisme « onc mal heur ne poinct seul. » Les exégètes s’accordent en général pour estimer que cette phrase est à l’origine des réflexions scientifiques sur le sujet.
2 – Selon certaines exégèses théologiques et graphologiques, Pascal aurait eu l’intuition de cette loi durant son illumination mystique de la nuit du 23 novembre 1654 ; ce point reste controversé.
3 – Einstein a pressenti la loi en 1912, après avoir vainement tenté de la réfuter, ses conséquences lui posant de nombreux problèmes pour l’établissement de la théorie de la relativité généralisée. Il est à l’origine de l’exemple de la chute de la tartine beurrée : si l’événement « tomber » survient (faible probabilité), l’événement « arriver sur le côté beurré », de probabilité originelle légèrement inférieure à ½, prend une probabilité supérieure à 0,9375.
4 – L’auteur du théorème, Aimé de la Botte de Lix (1857-1936), professeur à l’Ecole Polytechnique de Paris, a rédigé cette formulation définitive dans un document manuscrit daté du 1er avril 1923.
5 – De nos jours, la loi est parfois nommée « loi de l’emmerdement maximum. »
Essayez-vous une sorte de désensibilisation au mensonge dont vous dite être allergique ?
11:20, le Dimanche 7 octobre 2007Plus que des probabilités, l’énoncé est celui de la topologie système. Science de l’informatique. Et en effet dans un système, un processus étant fait de procesus, parfois lui-même, une défaillance d’un processus ne cause pas la mort (die) de toute l’opération, s’il est assez complexe.
16:56, le Dimanche 7 octobre 2007Peut être extrapolé à la vie politique sans perdre de sa pertinence. Considérant l’avénement (faible probabilité) de l’accession de Dion à la tête du parti Libéral, la probabilité de la ré-élection de Harper tend vers 0,9375. :-)
Pierre JC Allard
19:41, le Dimanche 7 octobre 2007A Paul de Montréal
En effet, j’essaie une sorte de mithridatisation douce par le canular ; c’est une tâche ardue.
1:52, le Lundi 8 octobre 2007C’est préférable qu’elle soit douce vu que cette sorte de mithridatisation comporte des risques réels d’intoxication et de réactions violentes.
J’image que vous en êtes tres conscient.
Le travail pour restaurer les vérités est non seulement ardu mais vaste. Si vaste que j’en suis souvent découragé je dois vous l’avouer. Le canular est un bon antidote au moins pour en sourire mais représente également pour moi un aveu d’échecs quelques part face à la somme de ce travail d’éclaircissement.
Bonne continuation.
4:52, le Lundi 8 octobre 2007Il est vrai que le canular est un peu le repos de l’honnête homme en colère ; mais celle-ci ne peut être permanente sous peine d’ennuyeux sérieux.
Cordialement.
8:10, le Lundi 8 octobre 2007@ Paul de Montréal : Sorry, patron, pas échec, pas moi qui ai fait boulot… Quand j’embrasse d’un coup d’oeil la création, une rire pantagruélique est ma seule antidote à la tentation de vraiment distribuer des baffes…
@ Philippe Renève : Je vous mets au défi de rendre amusante la prochaine campagne électorale canadienne. Dernière chance avant que j’invite DW et Lerma. ( Il me manque quelque chose. Où sont les petits “smileys” ?)
Pierre JC Allard
10:03, le Lundi 8 octobre 2007A Pierre JC Allard
Je relèverais volontiers votre défi… si j’entendais quelque chose à la situation et aux hommes politiques canadiens. Vous savez que, vue de France, la taille du Canada est réduite par la distance… Mais peut-être pourriez-vous m’indiquer quelques pistes pour éclairer ma sourde lanterne ?
Cordialement
Philippe Renève
5:19, le Vendredi 12 octobre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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