En novembre 2007, monsieur Nicolas Sarkozy se rendait en Chine pour une mission de trois jours. Après un voyage marqué par des contrats record pour le nucléaire français et l’industrie aéronautique européenne, Monsieur Sarkozy avait pris grand soin de ménager ses hôtes sur le plan intérieur en évitant de joindre au groupe qui l’accompagnait la Secrétaire d’État aux droits de l’homme. Au cours de la campagne électorale présidentielle, Nicolas Sarkozy avait annoncé mettre les droits de l’homme au centre de ses priorités. Il eut été difficile pour le président de la République française d’exiger de la Chine des réformes plus rapides sur les droits de l’homme au vu du rythme de ses propres réformes en France.
Le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Henri Sérandour, évoque, en janvier dernier, la possibilité que, lors du passage de la flamme olympique à Paris, le président Nicolas Sarkozy soit l’un des porte-flambeau, puisque celui-ci est un amateur notoire de course à pied. Il faudrait cependant qu’il en émette le désir au préalable et que l’on puisse résoudre de manière satisfaisante les gros problèmes de sécurité que cela poserait.
Le 12 févier 2008, Mme QIAN Wei, épouse de l’ambassadeur de Chine en France, recevait de M. Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre français, au nom du président de la République, le titre de Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres pour sa contribution aux échanges culturels et artistiques sino-français. Une centaine de représentants des milieux artistiques ou littéraires étaient présents à la cérémonie.
Le 18 février dernier, le président Sarkozy remettait, à l’Élysée, les insignes de « grand officier » de la Légion d’honneur à l’ambassadeur de Chine, en France, Zhao Jinjun, pour sa contribution au développement des relations entre les deux pays. Dans son discours, le président Sarkozy souhaitait développer un « partenariat stratégique et ambitieux » avec la Chine.
Contrairement à l’Allemagne, aux États-Unis et au Canada, le Dalaï lama n’a reçu aucune distinction de la France à ce jour. Alors que le chef spirituel tibétain est considéré comme un séparatiste par Pékin, l’Élysée n’a pas décidé s’il y aurait un accueil officiel du Dalaï Lama lors de sa prochaine visite à Paris.
Quelques jours plus tard, soit le 21 février dernier, le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Jianchao, révélait que plus d’une centaine de chefs d’État, chefs de gouvernement et membres de familles royales de plus de 60 pays avaient exprimé leur intention d’assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Beijing. Et à cette même occasion, Liu Jianchao révélait, non sans une certaine pointe d’orgueil, que le président américain, Gorge W. Bush, et le président français, Nicolas Sarkozy, souhaitaient assister également à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. « La Chine les accueille chaleureusement », avait claironné le porte-parole des Affaires étrangères. C’était avant cette fâcheuse affaire du Tibet. Human Rights Watch et Reporters sans frontières demandent aux chefs d’État et de gouvernement d’envisager de ne pas assister aux Jeux. Seul le prince Charles a décliné l’invitation de Pékin.
Lundi, 24 mars, la flamme olympique doit être officiellement allumée sur le site antique d’Olympie en Grèce. Selon la mythologie grecque, le dieu du soleil Apollon a allumé la flamme olympique en vue d’apporter la lumière et la chaleur à l’humanité. Malheureusement, une partie de cette humanité sera tenue à l’écart : un millier de policiers seront présents pour tenir à distance tout manifestant de la cause tibétaine.
Pour le président du Comité international olympique, le Belge Jacques Rogge : « Que la torche olympique aille au Tibet est un symbole de paix (...). Quant au boycott que certains préconisent dans le monde, c’est une hérésie, car les seules personnes qui seront pénalisées, ce sont les athlètes. Rappelez-vous Moscou, Los Angeles, qui a payé ? »
Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), sur un boycotte possible des Jeux Olympiques, maintient une position claire : « Il faut que les Jeux aient lieu parce que certains athlètes les préparent depuis huit ans. Ça peut paraître égoïste, mais a-t-on le droit de les empêcher de s’exprimer ? » Jacques Rey, vice-président du mouvement sportif français, président de la fédération de gymnastique et chef de mission pour les JO à Pékin, est plus rigide : « Bien sûr, chaque athlète doit se poser la question et chaque citoyen aura le choix de faire le voyage. En revanche, ceux qui accepteront de s’y rendre devront aussi accepter les règles du jeu. C’est-à-dire ne faire, entre autres, aucune propagande politique comme le stipule clairement l’article 51 du code olympique. Toutes les personnes accréditées devront d’ailleurs se soumettre à cette règle ».
Dans le cadre de la première convention entre l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le comité d’organisation des Jeux (COJOB), intervenue le 26 novembre dernier à Pékin, en présence du président français Nicolas Sarkozy et de son homologue chinois Hu Jintao, Jean-Pierre Raffarin reconnaissait ces jours derniers qu’il reste encore des avancées à obtenir dans la matière des retransmissions par les différents médias, notamment les télévisions. Beaucoup a été accompli au niveau de l’accueil et des conditions de travail des journalistes - francophones et tous les autres -, dans le respect de l’éthique professionnelle et la liberté de circuler.
Le silence de la France inquiète. D’un côté, Jack Lang demande à son « ami » Bernard Kouchner de sortir de sa réserve sur la question du respect des droits de l’Homme au Tibet : « Lui et moi, nous avons été les ministres qui ont à plusieurs reprises accueilli le Dalaï Lama à Paris, et je dis à Bernard : que sont devenues les paroles enflammées et justes que tu prononçais en ce temps-là ? » Et de l’autre, Pierre Moscovici dénonce dans un entretien au « Journal du Dimanche » le « silence assourdissant » de Nicolas Sarkozy, disant attendre de « la France, mais aussi de la communauté internationale, des paroles extrêmement fermes à l’égard de la Chine ». Il faut « d’abord lui tenir un langage qui demande l’arrêt de la violence, le respect des engagements pris en matière des droits de l’Homme, l’ouverture d’une concertation sur l’avenir du Tibet ». « Il faut l’exprimer avec force », estime Pierre Moscovici, qui ajoute que le ministre des Affaires étrangères « Bernard Kouchner l’a fait avec sa sensibilité ».
« Les Jeux olympiques n’avaient déjà pas beaucoup de sens dans cette Chine qui bafoue tous les jours les droits de l’homme... À l’ombre de la répression des moines tibétains, ils deviennent une obscénité absolument insupportable », avait lancé quelques jours auparavant Bernard-Henri Lévy. Pour Rama Yade, la Secrétaire d’État aux droits de l’homme, un boycottage ne servirait à rien d’autre qu’à « se donner bonne conscience ». « Des choses stupides, dans ma vie, j’en ai entendu. Mais alors comme ça, champion olympique ! », avait ironisé Nicolas Sarkozy devant un parterre de sportifs.
Qu’en pensent les athlètes du Québec ? Guère mieux. « Ce serait dommage que les athlètes paient. Si le CIO avait mis ses culottes, on n’en serait peut-être pas là », répond le nageur Yannick Lupien. Et d’ajouter : « La Chine part de loin. Vous voulez changer les mentalités là-bas en 150 jours ? Bonne chance. C’est un méchant gros contrat ». Pour Kathy Tremblay, athlète du Triathlon : « Quand le CIO a donné les Jeux à la Chine, c’était pour une question d’argent. Il n’a pas donné les Jeux à la Chine en raison des droits de l’homme ». Et sur l’idée de protester en portant un dossard noir : « Je ne veux pas faire de politique là-bas. En Chine, je vais me battre pour une seule chose : ma médaille d’or ».
Lorsque le premier ministre Stephen Harper a appelé les autorités chinoises à faire preuve de « retenue » dans leurs opérations de maintien de l’ordre, l’ambassade de Chine à Ottawa a répliqué qu’elles ne faisaient que leur « devoir ». Le Premier ministre Harper avait émis un communiqué indiquant clairement que : « comme me l’a mentionné Sa Sainteté le dalaï lama lors de notre rencontre, et comme il l’a déclaré récemment, son message prône la non-violence et la réconciliation, et je joins en cela ma voix à la sienne. Le Canada exhorte la Chine à respecter pleinement les droits de la personne et les manifestations pacifiques. Il l’enjoint également de faire preuve de retenue dans son intervention ».
Jacques Lanctôt, du quotidien Le Journal de Montréal, donne un avis dissident sur la situation qui prévaut au Tibet. Il n’est pas seul à penser que : « tiraillé entre une Chine communiste qui se présente comme une alliée naturelle et les États-Unis qui lui promettent monts et merveilles, le dalaï-lama en exil (le 14e) choisira ces derniers. Et il jouera la carte pro-occidentale à fond. […] Le Tibet ne sera pas à l’abri des soubresauts que connaîtra la Chine continentale pendant la « révolution culturelle » et le « grand bond en avant », avec son lot de déchirements, de restrictions, de répressions et d’exagérations. Mais il connaîtra, sous la « protection » du grand frère communiste, un extraordinaire développement, un véritable boom économique, à l’instar de la Chine continentale. Le système de servage, l’esclavage et les punitions corporelles furent supprimés. En 50 ans, « la région autonome du Tibet » passera d’une société féodale à une société développée et hautement industrielle, avec toutes les infrastructures et planifications nécessaires au bien-être de sa population : hôpitaux, écoles, consommation, réseaux routiers, dont un train dernier cri qui reliera « le plus haut plateau du monde » au reste du continent, essor touristique, redistribution des terres aux paysans, système de protection sociale, etc. ».
La Maison-Blanche a fait savoir que la répression chinoise au Tibet ne constituait pas un motif d’annulation de la venue de George W. Bush aux Jeux olympiques, ajoutant que le président américain se rendrait en Chine pour le sport, et non pour des raisons politiques. « Nous appelons la communauté internationale à mener une enquête indépendante sur les accusations faites par le gouvernement chinois selon lesquelles Sa Sainteté a été l’instigateur des violences au Tibet », a déclaré Mme Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants américaine. Accompagnée par neuf parlementaires américains, elle a souligné « à titre personnel » que « si les amoureux de la liberté ne s’exprimaient pas contre la répression chinoise (...) alors nous perdrions notre autorité morale pour parler au nom des droits de l’Homme n’importe où dans le monde ».
/BOUCLE_video>Pour Kathy Tremblay […] « Je ne veux pas faire de politique là-bas. En Chine, je vais me battre pour une seule chose : ma médaille d’or ».
Ceux qui disent « ne pas faire de politique » ne se rendent-ils pas compte qu’ils en font, tout de même, de la politique ? Quand à « sa » médaille d’or, je lui souhaite bonne chance, mais la pré-visualisation et les autres techniques d’auto-conditionnement comportent le risque d’un effondrement psychologique total, si elle n’obtient pas la médaille. De plus, on voit souvent les athlètes amèrement déçus de ne remporter qu’une médaille d’argent… J’ai pitié d’eux, au fond.
Le président du CNOSF […] évoque […] la possibilité que […] le président Nicolas Sarkozy soit l’un des porte-flambeau […].
Good Gracious ! Il pourrait être le porte-drapeau de l’équipe olympique de France, aussi ?
Gilles
Je crois bien que la déclaration de madame Tremblay constitue en soi une déclaration politique. Cela ne fait aucun doute. Le conditionnement sportif est fondé non plus sur le dépassement de soi mais sur une comptabilité des médailles. Vous avez raison d’indiquer que des athlètes sortent amèrement déçus de ne remporter qu’une médaille d’argent. À propos de la flamme olympique, cette proposition a été formulée en des temps meilleurs pour le président et l’Olympie.
Pierre R. Chantelois
Ci dessous extrait d’un rapport sur le nombre de prisonniers dans le monde....... 2.5 millions aux usa.
".../...Le rapport dit que les États-Unis enferment plus de gens que n’importe quelle autre nation, loin devant la populeuse Chine avec ses 1.5 million de prisonniers, et devant la Russie qui a un taux d’incarcération de 628 habitants par tranche de 100 000 comparé à 750 [adultes ?] sur 100 000 pour le pays de l’Oncle Sam..../...."
A quand un concours Olympique des enfermés de ces pays "démocratiques"
S’il est vrai que la situation au Tibet n’est pas acceptable, comment tout simplement ne pas ce poser la question sur la situation du milliard de chinois exclus de la croissance à deux chiffres de ce pays du Soleil Levant !
Il faut rappeler qu’AREVA qui a négocié dans son contrat la vente de deux EPR au chinois, compris le transfert de technologie et avec la fourniture du carburant Nigérien à l’époque négocié par AREVA à - 50 % des tarifs pratiqués par ailleurs dans le monde, un résidu du pouvoir colonial France Afrique, dont le secrétaire d’état (d’ouverture PS) JM Bosquel avait des ambitions a faire évoluer, cela lui a valu une rétrogradation dans la nouvelle composition du gourvernement.
Les 8 milliards de contrat pour ces prestations sont à mettre en parrallèle des 3.5 milliards d’euros pour une EPR Finlandaise cumulés des 1.5 MdsE de pénalité pour retards de chantier et de mauvaise appréciations des couts du Génie Civil.
[Stéphane Lhomme du réseau SDN en sait quelque chose, car convoqué par la DST pour avoir par son réseau diffusé un document secret défense et qui faisait état d’un béton insuffisant en résistance mécanique en cas d’attentats sucidaire du type 11/09/2001 à NE.]
La Chine avec ces couts de main d’oeuvre à demi bol de riz sans protection sociale, peut ainsi s’équiper de centrales Nuc dernier cri ( aux domes béton douteux) grace et par la volonté politique démocratique d’AREVA et de SArkozy !
Un apperçu du concept Sarkozien de CIVILISATION , de qui ce moque t on ?
Depuis des décennies ce pays en mal de développement(et cela est tout à fait normal) s’appui sur leur potentiel gigantesque d’individus issus d’une paysannerie ancestrale et d’une certaine manière très proche de l’état des populations Tibétaines.
Ces violences, sont a condamner, ces condamnations ne peuvent etre acceptables et recevables que si elles concernent également le milliard de Chinois sans droit.
Cette sportive, malgré son travail personnel, n’est pas a mettre sur un pied d’estale plus élevé que l’ouvrier coffreur chinois qui coulera ce béton à ions ! Une égocentrique d’une absurdité et grossièreté vulgaire à mon sens, car avec de tels personnages :
"Mes Jeux d’abords ! Pour leurs droits, les chinois attendrons que je puisse satisfaire mon égo, et le mien seulement".
L’instigateur des JO modernes, et s’il lui était possible de les visiter , malgré ses positions politiques parfois ambigus, serait bigrement surprit.
Tout ça est à mon avis un grand acte d’hypocrisie mondiale nous incluant tous car si l’on se dit scandalisé de la situation au Tibet, comment pouvons nous rester silencieux par rapport au carnage en Iraq, en Afghanistan (auquel nous participons), en Palestine, Somalie, etc ? Où est notre indignation et demande de boycotte contre les USA, Israël, et même contre le Canada ? Nous avons même participé au renversement de Bertrand Aristide en Haïti, un président démocratiquement élu !
Pourquoi ne pas criminaliser TOUTES les guerres et conflits armés sur la planète et abolir les budgets militaires et armées du monde et rendre illégal toutes les manufactures d’armement ?
S’ils ont pu aussi facilement accepter l’indépendance du Kosovo, pourquoi pas la même chose pour le Tibet, la Palestine et le Québec ?
Mentalité de deux poids deux mesures, ou hypocrisie.
Depuis le 29 septembre 2000, date du début de la deuxière Intifada, jusqu’au 16 mars 2008, l’armée israélienne a tué 1015 enfants en bas de 18 ans, dans les territoires occupés palestiniens.
Gros, grand, profond et assourdissant silence.
Même chose pour le million d’enfants morts à cause de la guerre et des sanctions des USA et de l’ONU entre 1991 et 2003, sans compter les autres suite à 2003.
BBbbzzzzzzzz
Skapad François
Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que le Tibet ne constitue pas une des pointe d’iceberg de la centaine de conflits dans le monde. Combien de mobilisations y a-t-il eu dans la seule année 2007 ? Cette fois-ci, ce qui est en cause, c’est un joueur important, puissant, que personne n’ose approcher de près : la Chine. Pourquoi est-il plus simple de s’en prendre aux États-Unis, à leurs guerres, à leurs conflits régionaux, à leur politique intérieure et extérieure, qu’à la Chine ? Pourquoi les États-Unis ont-ils été impitoyables à l’égard de la France qui n’a pas appuyé la guerre en Irak et qu’ils n’osent plus élever la voix lorsqu’il s’agit du comportement de la Chine à l’égard du Tibet ? Pourquoi est-il toujours plus facile de s’en prendre aux dictateurs africains qu’au dictateur chinois, Hu Jintao ? L’Afrique comme les États-Unis ont besoin des capitaux chinois. Voilà une des raisons. La France n’échappe pas à cette course mercantile des capitaux chinois.
Sauf que, la Chine qui veut se refaire une beauté, se dirige droit dans un mur. Les jeux olympiques de 2008 resteront à jamais des jeux de la honte et de la répression, irrémédiablement, à mon avis, d’un petit peuple, le Tibet. David contre Goliath. Et pour l’heure, nous n’en sommes qu’à cinq mois de l’ouverture. Beaucoup d’eau va couler sous les ponts.
Pierre R. Chantelois
Pierre,
Je suis d’accord avec vous. J’habite présentement à Taiwan, et je peux vous dire que la Chine n’est vraiment pas une place où il règne la liberté d’expression et liberté tout court !
Personnellement, j’appelle à un boycotte total des jeux olympiques pour faire perdre la face au régime chinois. Mais il est un fait que la Chine tient les É-U par la où ça fait mal, dû au 1.4 trilliards de dollars en réserves étrangères, et c’est la raison pour laquelle on voit si peu d’action pour arrêter la Chine de faire de la répression.
En fait, si on observe la réalité, on doit avouer que la Chine est, selon beaucoup de gens, le nouveau modèle ultra-capitaliste couplé au contrôle de fer type dictatorial.
FREE TIBET
@ Monsieur Pierre R. de Montréal,
Vous avez beau jeu de parler pour le Tibet et contre la Chine, quand vous-même et Centpapiers avez censuré le rédacteur Damian West.
En agissant ainsi vous ne servez pas la cause du Tibet, au contraire.
Ce que vous reprochez à autrui, vous le faites.
Probablement mon commentaire sera-t-il aussi censuré, mais je le poste.
Cordialement
Calame
Pierre,
Tous les éléments qui sont cités me font bizarrement penser à un dicton : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Le respect des Droits de l’Homme intéresse à certains moments, mais n’intéresse plus quand la stratégie financière et de l’ambition impose des voies diamétralement opposées. Le dalaï-lama n’intéresse personne à part les Tibétains. Le Tibet, par contre intéresse la Chine car il a l’eau de l’Himalaia et un sous-sol riche en minerais. Aller aux Jeux et à son ouverture fait partie du « show » où l’on veut être présent pour se retrouver sur les vidéos dans le futur en disant « j’y étais ». Et il y a « photo ». Les présidents « people » font partie de ce « sport » qui oublie ce qu’il y a derrière en background. Dans la Rome antique, le sport, c’était les gladiateurs. Il fallait amuser la foule et meubler les esprits en opium du peuple. Spartacus a été un rebelle. Il a été châtié. Trop dangereux. Rien de changé sous le soleil à son levé ou à son couché.
Calame,
Le West cache toujours l’East. Seul le soleil de midi chauffe les os, jamais aux extrémités.

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