25 décembre 2007 |
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L’IRIN (Integrated Regional Information Networks) est un organisme lié à l’Organisation des Nations Unies. Selon cet organisme, toutes les deux heures, une femme meurt au Niger, pendant sa grossesse ou pendant l’accouchement – une réalité qui traduit le sous-financement des services de santé, l’abandon des infrastructures en matière de transport et d’éducation et l’absence de sensibilisation des femmes à leurs droits. L’organisme d’information vient de publier un rapport dévastateur dans lequel il affirme : « Pour accoucher, le Niger est un des endroits les plus dangereux du monde ».
Deux millions de filles et de femmes dans le monde souffrent, selon l’Organisation mondiale de la santé, de fistules, déchirure des tissus qui survient lorsque la circulation du sang vers les tissus du vagin et de la vessie et/ou du rectum est bloquée au cours d’un travail avec obstruction prolongée. Presque toutes ces femmes vivent dans des pays en voie de développement. Selon les estimations de l’ONG, Fistula Foundation, 100 000 nouveaux cas se produisent chaque année dans le monde, mais seules 6 500 femmes sont traitées tous les ans, en raison d’un manque de fonds et de médecins. Bon nombre de femmes sont rejetées par leurs familles et leurs communautés, et se voient même interdire l’accès aux transports publics, en raison de leur odeur nauséabonde. Lorsque les tissus se nécrosent, un orifice se forme, qui laisse inévitablement échapper l’urine et les fèces. La fistule est le symbole par excellence des accouchements ratés, conséquences d’un accès insuffisant aux soins de santé et de la fréquence élevée des mariages entre hommes mûrs et fillettes mineures, au Niger.
Le Niger fait partie des pays les plus pauvres du monde, 85 pour cent des Nigériens vivent péniblement d’une agriculture de subsistance dépendant de la pluie. Avec une population de 13,5 millions d’habitants, disséminés sur un territoire désertique grand comme l’Europe de l’Ouest, le Niger n’a pas connu un développement comparable à celui de la plupart des autres pays africains du continent. Force est de constater que, dans ce pays, bon nombre de familles – dirigées généralement par les hommes – consultent encore des charlatans, ou encore des chefs religieux et des guérisseurs traditionnels en cas de complications, lors des accouchements, avant de faire appel à un médecin.
Lorsque des femmes, qui se rendent d’elles-mêmes vers un centre de santé, ont payé le transport et les autres frais, bien souvent il ne leur reste plus rien pour payer le traitement au dispensaire ou à l’hôpital. Et comme le déplore Amoul Kinni Ghaichatou, responsable médical au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) à Niamey : « Des femmes meurent à cinq mètres de ces centres de santé parce qu’elles n’ont pas les moyens de s’y faire soigner ». Dans tout le pays, il n’y a que 17 médecins capables de réaliser des césariennes ; sept à Niamey et 10 autres dans les régions. Dans certaines capitales régionales comme Diffa et Tillaberi, il n’y a aucun personnel médical pour réaliser des actes de chirurgie obstétricale.
L’histoire de la nigériane Hadjo Garbo
Hadjo Garbo a 15 ans. Fillette menue, elle rêvait autrefois de devenir femme au foyer. Elle a été mariée, il y a deux ans, à un des hommes mûrs de son village de la région de Dosso, dans le sud-ouest du Niger. Elle avait à peine 13 ans. Hadjo Garbo tombe enceinte à 14 ans de son premier enfant. Avant même de fêter son 15e anniversaire, Hadjo perd son bébé. Le corps d’Hadjo n’étant pas prêt-à-porter une grossesse, au terme de trois jours d’efforts insoutenables, le fœtus à naître, mort-né, a été extrait chirurgicalement. La fillette souffre aujourd’hui d’une fistule obstétricale. Depuis, Hadjo est repoussée par son mari et sa belle-famille, et elle est contrainte de se soustraire aux regards curieux et aux ricanements de ses anciennes amies de classe.
Selon Idrissa Djibrilla, qui dirige les bureaux nigériens de Défense des enfants International (DEI), une organisation non-gouvernementale, ce qui est arrivé à Hadjo serait qualifié, ailleurs, de pédophilie et l’agresseur serait appréhendé et mis en prison. Au Niger, ce mot ne s’applique qu’aux hommes qui ont des rapports sexuels avec des fillettes hors mariage. « Si l’on envisage la question d’un point de vue biologique, physiologique, il est clair qu’à neuf, 10, 11 ou 12 ans, une fillette n’est tout simplement pas prête à avoir des rapports sexuels et à porter un enfant. La réalité est telle, mais il est difficile de le faire comprendre à nos communautés », soutient Idrissa Djibrilla. Selon une étude confidentielle, réalisée par une ONG et portée à la connaissance d’IRIN, les rapports sexuels forcés, la privation de liberté et la violence domestique sont « fréquents » dans les cas de mariages précoces dont les conséquences à long terme sont mal comprises.
Au Niger, des fillettes sont fréquemment mariées à l’âge de 13 ans, et certaines ont à peine neuf ou 10 ans le jour de leur mariage. Elles seront forcées d’avoir des rapports sexuels avant même leurs premières menstruations. C’est ce même pays qui a rejeté l’adoption, en 2006, d’un Code de la personne et de la famille – une législation nationale qui aurait défini la relation légale entre maris et femmes, et enfants et parents, et aurait fixé un âge minimum légal pour le mariage et les rapports sexuels. Le Code de la famille a été « diabolisé et abandonné » après que les principales associations islamistes s’y furent opposées, comme l’a indiqué Alice Kang, chercheuse à l’université du Wisconsin. Mais selon Mme Kang, les hommes ne seraient pas les seuls à devoir être convaincus de la nécessité d’un changement. « J’ai été […] surprise d’apprendre que certaines femmes s’étaient opposées au Code de la famille et qu’elles avaient manifesté publiquement pour y faire obstacle, et les experts juridiques avec qui je me suis entretenue ont insisté pour que j’étudie ce phénomène », a-t-elle noté.
Pour monsieur Diadié Boureima, représentant adjoint de l’UNFPA, au Niger, le gouvernement est « un peu réticent » à s’attaquer à la question des mariages précoces « en raison de la réaction religieuse ». Monsieur Boureima affirme que « s’il y avait une loi contre la pédophilie, elle serait appliquée, ici ». « Mais l’Islam a préféré légaliser [cette pratique] en déclarant que le prophète avait eu une épouse âgée de neuf ans, bien que ce mariage-là n’ait pas été consommé ».
L’histoire de l’indonésienne Heldina Irayanti
Cela faisait, en 2002, cinq ans que l’indonésienne Heldina Irayanti, aujourd’hui âgée de 28 ans, se droguait. Elle consommait des drogues injectables. Elle a fait tellement de séjours dans des cliniques de désintoxication qu’elle en a perdu le compte. Et c’est en 2002 qu’elle apprend sa séropositivité. Une fois remise de ses émotions, Heldina Irayanti décide de se révéler publiquement. Elle en parle à sa famille, ses amis et son fiancé de l’époque, Yulius Adam, aujourd’hui son mari, qui est lui aussi ex-consommateur de drogues injectables et séropositif, diagnostiqué avant elle. Mme Irayanti réalise qu’il lui faudra affronter, en tant que femme, musulmane et séropositive, beaucoup de préjugés. La discrimination a commencé dans sa propre famille. Selon madame Irayanti, les femmes musulmanes séropositives souffrent davantage de préjugés que les hommes dans la même situation. Ce que confirme Zahra-Tul Fatima, conseillère de l’AMAN Pakistan Foundation. Dans l’histoire de l’Islam, les femmes étaient des leaders, déclare Mme Zahra-Tul. « Aujourd’hui, il est difficile de trouver une femme qui interprète le Coran en raison de la domination masculine chez les dirigeants islamiques. Mais le Coran respecte les genres ».
Pour Hany El-Banna, président de l’IRW, c’est la frontière ténue entre la culture et la religion qui alimente ce système de « deux poids, deux mesures ». « Le Coran prêche l’égalité dans la récompense et le pardon des péchés », a-t-il dit. « La mentalité de la différence n’est pas correcte, mais dans certains pays, la culture est plus forte que la religion ». M. El-Banna a cité l’exemple des « crimes d’honneur » pratiqués dans certains pays du Moyen-Orient : une jeune femme qui entretient – ou qui est soupçonnée d’entretenir – des relations sexuelles avant le mariage est assassinée afin de préserver l’honneur de la famille. « Pourquoi ne tuent-ils pas aussi le garçon ? Il faut qu’il y ait un équilibre et une justice », a-t-il affirmé.
Selon Mme Lina Al-Homri, docteur en Sharia, la loi musulmane, à la Faculté de Dawa (enseignement musulman) à Damas, en Syrie, la prévention du VIH parmi les femmes musulmanes est directement liée aux droits de la femme, tels que le choix du mari, le droit de demander le divorce, de solliciter que son partenaire fasse le test de dépistage du VIH, de refuser les relations sexuelles avec son mari, d’exiger l’usage du préservatif et de se séparer d’un mari séropositif. « Il faut accorder aux femmes le droit qu’Allah leur a donné de s’éduquer et de s’exprimer ».
L’histoire de la zambienne Maria T
Selon des experts, il est particulièrement difficile pour les Zambiennes d’obtenir des conseils, de l’information ou d’effectuer des tests de dépistage « en raison du contrôle perçu ou réel qu’exercent les hommes [en particulier leurs compagnons] sur leurs vies ». Selon l’ONUSIDA, environ 1,6 million de personnes sont, en Zambie, séropositives sur une population de 11,7 millions, et 57 pour cent d’entre elles sont des femmes ; pourtant, seules 100 000 personnes reçoivent des médicaments antirétroviraux (ARV) par le biais du programme de traitement gratuit mis en place par le gouvernement.
Dans son rapport, intitulé Hidden In The Mealie Meal : Gender-Based Abuses and Women’s HIV Treatment in Zambia [Cachés dans la farine de maïs - Maltraitances sexistes et traitement du VIH chez les femmes de Zambie], le groupe de pression new-yorkais, l’association internationale de défense des droits humains Human Rights Watch, dit avoir découvert que de nombreuses femmes prenaient des médicaments antirétroviraux (ARV), susceptibles de prolonger leur espérance de vie, sans en informer leurs maris, et qu’elles étaient forcées de recourir à des moyens extrêmes pour cacher leurs médicaments. Maria T raconte : « Je ne veux pas dire à mon mari [mon statut sérologique] de peur qu’il me crie [après] et demande le divorce. Il me dit de vilains mots ». Et pour se protéger, Maria T. révèle : « Je cache les médicaments, je les mets dans une assiette et je verse de la farine de maïs [semoule de maïs], pour que quand il ôte le couvercle, il ne les trouve pas [les médicaments]. Quand je prends mes médicaments, je dois m’assurer qu’il est dehors. C’est pour cela que j’ai oublié de les prendre quatre fois depuis que j’ai commencé le traitement. L’année dernière, il m’a frappé à coups de poing dans le dos ».
Conformément à la loi coutumière en vigueur dans une majorité des 72 groupes ethniques zambiens, les femmes ont des droits de propriété limités par rapport aux hommes, et choisissent généralement de rester auprès d’un mari qui les maltraite de crainte de perdre leurs domiciles, leurs terres et le reste de leurs biens. « La violence domestique est indiscutablement un des principaux facteurs de la propagation du VIH/SIDA dans ce pays, et au cœur de ce problème, il y a la question du statut économique et de l’émancipation insuffisante des femmes », estime Elizabeth Mataka, envoyée spéciale des Nations Unies sur le VIH/SIDA en Afrique.
Selon Nelson Mwape, de la branche zambienne de la Young Women’s Christian Association [YWCA], sur les 874 victimes de violence domestique inscrites sur les registres de l’organisme depuis 2006, 427 ont été déclarées séropositives. « Dans environ 75 pour cent des cas, les femmes sont maltraitées par leur époux ou les membres de leur famille, c’est pourquoi nous disons qu’aujourd’hui plus aucun foyer n’est sans danger, ni pour les femmes, ni pour les enfants ». Les groupes de femmes ont accusé le gouvernement zambien de n’avoir pas pris assez de mesures en vue de garantir le respect du droit des femmes : aucune loi n’a été spécifiquement adoptée pour criminaliser la violence sexiste, et le code pénal n’aborde par les maltraitances et les viols conjugaux.
Pour madame Elizabeth Mataka, envoyée spéciale des Nations Unies, il n’y a pas trente-six solutions : « Le temps est venu de prendre des mesures concrètes, qui auront un impact direct sur la vie des femmes sur le terrain. Il n’y a pas mille façons de s’y prendre : nous devons tout simplement donner aux femmes de notre pays assez de ressources pour leur permettre de devenir indépendantes de tous ces hommes violents ».
(Source : ONU - Bureau pour la coordination des affaires humanitaires)
Pierre,
Vous me faites peur avec votre islam à la mode Gengis Khan et ses coupeurs de têtes qui nous attendent au détour des toilettes de restos chinois dans le 13è…J’en ai froid dans le dos jusqu’à la moquette des frissonneurs bien de chez nous-deux.
11:52, le Mardi 25 décembre 2007Monsieur West
Ce que je lis, ce que je constate, ce que j’analyse sur ces vies perdues, aux confins de notre univers douillet, me fait peur également. Comme le chantait si bien un auteur du Québec, « le cul assis sur le bord du Cap diamant », je n’y peux rien. Je ne peux rien faire sinon d’écrire. Alors, j’écris.
Pierre R.
11:57, le Mardi 25 décembre 2007Heureusement que le plein de fantasme ne coûte rien à la pompe de l’imaginaire propagandiste.
11:59, le Mardi 25 décembre 2007Ce monde n’est pas un douillet petit lit que doit bien connaitre M.West
12:19, le Mardi 25 décembre 2007@ Pierre R.
J’ai lu votre article avec beaucoup d’intérêt !
Il reste encore beaucoup à faire pour la protection et la promotion de la femme en tant qu’individu à part entière dans certaines sociétés.
Merci d’y avoir contribué par le biais de votre article !
Cordialement !
16:50, le Mardi 25 décembre 2007Parpaillot
Ma contribution est fort modeste. En 2008, l’ensemble des « blogueurs » du monde entier devraient unir leur voix pour dénoncer le sort fait aux femmes, que ce soit sous le règne des religions ou des gouvernements ou des individus. C’est mon vœu le plus cher.
Merci de votre visite et de votre commentaire.
Pierre R.
16:55, le Mardi 25 décembre 2007“le Niger n’a pas connu un développement comparable à celui de la plupart des autres pays africains du continent. Force est de constater que, dans ce pays, bon nombre de familles – dirigées généralement par les hommes – consultent encore des charlatans, ou encore des chefs religieux et des guérisseurs traditionnels en cas de complications, lors des accouchements, avant de faire appel à un médecin.”
Si vous suivez les actualités en France, vous vous rendrez compte que comme au niger, en cas de maladie grave, les gens consultent les charlatans, les prêtres… Comment l’auteur de l’article a étudié le développement des pays africains ? Ou bien vous ignorez la situation générale de l’Afrique et de l’Afrique francophone en particulier ou vous êtes tombé dans la logique de propangande qui ne fait grandir personne dont le niger est victime depuis un certain temps. Justement, les nigériens savent que leur pays n’est pas les USA et c’est pourquoi ils essaient de défendre vaille que vaille leurs ressources qui peuvent les aider à sortir de cette situation. Les consciences éclairées devraient aider un tel peuple à s’émanciper et à défendre son intérêt face à des états et groupes financiers qui n’hésitent pas en plus de la misère à ajouter la guerre. Le problème que vous soulevez n’a absolument rien à voir avec la religion. Le seul et principal problème est un problème de développement, et ça malheurusement vous vous êtes limité le champ de réflexion comme l’IRIN qui ne fait aucun contrôle sur les articles qu’il publie. S’il vous manque de sujet de réflexion, je vous en donne un : comment se fait-il qu’aucun pays francophone n’est développé (dans le monde) à l’exception de la France ? Réfléchissez et vous comprendrez que le niger comme les autres pays africains francophonne ont un choix à faire : se battre contre les vautours ou mourir par la famine, les maladies, l’humiliation, la honte et j’en passe
19:08, le Mardi 25 décembre 2007SSE
Avez-vous lu les mêmes actualités que moi ?
Au Niger, l’accès humanitaire a
été gravement entravé depuis 2005 ; cette année-là, la publicité autour
des programmes de secours humanitaire pour enfants atteints de malnutrition
grave avait donné lieu à une animosité entre le gouvernement nigérien, les ONG
internationales et certaines agences des Nations Unies opérant dans la région. « Le gouvernement lui-même n’apporte aucune
aide [aux populations], alors pourquoi ne donne-t-il pas l’autorisation aux
organisations humanitaires internationales de le faire ? Apparemment, ils
ne veulent pas que ces populations reçoivent de l’aide ; c’est la seule
explication », a déclaré à IRIN un responsable humanitaire bien placé
au Niger. « Il y a des soldats
anarchistes, et de nombreux actes de banditisme et opérations de trafic de
drogue ont encore lieu », selon un responsable humanitaire. « Chacun fait ce qu’il veut, l’armée
harcèle les populations. L’insécurité est très élevée ».
Les rapports de Human Rights Watch (HRW) corroborent les récents témoignages des travailleurs humanitaires
locaux et internationaux selon lesquels les habitants touaregs d’Iférouane – une ville garnison en territoire contrôlé par
la rébellion – ont fui en masse. Les groupes de défense des droits humains
accusent les soldats de l’armée nigérienne d’être les auteurs d’au moins deux
viols et d’avoir procédé à des arrestations arbitraires, alors que les rebelles
sont accusés d’actes de banditisme à l’encontre de populations de groupes
ethniques du sud.
Human Rights Watch a également eu connaissance de plusieurs
autres cas d’exécutions illégales présumées de Touaregs et d’autres personnes
du nord par des soldats nigériens, mais nous n’avons pas pu obtenir de récits
de témoins oculaires. Les incidents en question sont les suivants : l’exécution
sommaire présumée de trois hommes âgés le 2 juin à Tezirzayt
; le meurtre présumé de sept personnes sur la route Iferouane-Gougaram le 26 août ; et le meurtre présumé d’une dizaine
de civils au nord d’Iferouane le 27 septembre.
Human Rights Watch a documenté des violations des lois de la
guerre commises par des soldats des forces armées du Niger, à savoir des
exécutions extrajudiciaires, des viols, et des destructions de bétail. Les
violations des lois de la guerre commises par Mouvement nigérien pour la
Justice (MNJ) appartenant à l’ethnie Touareg comprennent l’utilisation
indiscriminée des mines antichars et le vol de biens personnels à des civils
qui ne sont pas des Touaregs. En novembre et décembre, Human
Rights Watch a conduit des entretiens avec des
victimes et des témoins oculaires à Niamey, la capitale nigérienne, et à Dakar,
la capitale sénégalaise.
Human Rights Watch a documenté plusieurs exécutions
extrajudiciaires et incidents d’attaques
indiscriminées et peut-être délibérées contre des civils par des membres de
l’armée nigérienne. La plupart de ces incidents se sont produits immédiatement
à la suite d’explosions de mines ayant touché du personnel et des véhicules
militaires. Les témoins oculaires ont décrit la façon dont les soldats, rendus
furieux par les pertes humaines subies, ont exécuté sommairement des individus,
apparemment au hasard, qui étaient présents à proximité du site de l’explosion.
Human Rights Watch a documenté deux cas de viol
commis par des soldats de l’armée nigérienne. Dans un cas, il s’agissait du
viol collectif d’une jeune fille près de Gougaram en
novembre. Un villageois a raconté ce qu’il a vu :
« Le jour où je suis arrivé à Gougaram, on m’a raconté que la nuit précédente des soldats
avaient violé une jeune fille de 16 ou 17 ans appelée S. Son père est un de mes
amis. Quand je suis allé chez eux, j’ai vu la jeune fille couchée sur le lit.
Je ne lui aurais jamais demandé ce qui était arrivé, mais j’ai demandé à sa
mère de me le raconter. Elle m’a dit comment la nuit d’avant trois soldats
avaient pénétré dans leur maison en disant qu’ils cherchaient des armes. Elle a
dit qu’ils n’en avaient pas trouvé et qu’ils avaient alors emmené sa fille dans
une hutte derrière la maison. La mère était si triste tandis qu’elle racontait comment
elle avait dû entendre les cris de sa fille avec ces hommes. Elle a dit que ça
avait duré environ 40 minutes et que seulement quand les soldats étaient partis
elle avait pu aller voir sa fille. Son mari – le père de la fille – n’était pas
là ce jour-là. Comme il n’y avait pas de docteur à Gougaram,
je leur ai dit d’amener leur fille dans mon village où il y a une femme du
village qui sait comment soigner les problèmes féminins. Nous sommes partis à
dos de chameau parce qu’il n’y avait pas d’autre moyen de transport. En chemin,
j’ai vu que la fille saignait beaucoup par en-bas,
comme si elle avait accouché. Tous ceux à qui j’ai parlé ont dit que c’était
les militaires qui étaient là ces jours-là. Même quand j’y étais, j’ai vu des
soldats qui passaient. »
Le viol est un crime de guerre selon les lois de la guerre.
D’autres sources vous seront-elles nécessaires ?
Pierre R.
19:45, le Mardi 25 décembre 2007Il faut dénoncer ces pratiques qui mettent en danger la vie de ces gamines, par contre, je dénonce aussi le titre qui semble expliquer ces grossesses precoces uniquement par l’Islam alors que l’explication est plus culturelle que religieuse…
2:31, le Mercredi 26 décembre 2007“En 2008, l’Islam permet encore le mariage forcé des fillettes de dix ans et plus”
En 2008, on écrit encore ce genre de titre stupide pour attirer plus de lecteurs.
Je suis avec Alvaro pour son commentaire qui rejoint le commentaire d’une de vos interlocutrices dans votre article, l’Islam n’a rien à voir avec ces pratiques sauvages dignes des temps moyen ageux de l’Europe, c’est plus culturelle qu’autre chose.
4:26, le Mercredi 26 décembre 2007Alvard
Blusydays
Je rejoindrai votre opinion lorsque je verrai une seule condamnation de ces pratiques en pays musulmans. Quelle distinction faites-vous entre « religion et culture » ? Est-ce que parce que c’est culturel, cela est permis ? Croyez-vous que Hadjo Garbo et Heldina Irayanti se contentent de cette distinction ? Selon Diadié Boureima, représentant adjoint de l’UNFPA, au Niger, le gouvernement est « un peu réticent » à s’attaquer à la question des mariages précoces « en raison de la réaction religieuse ». Est-il question de culture ici ?
Pierre R.
4:40, le Mercredi 26 décembre 2007A toutes,
A tous
Pour un complément d’information,
une image valant mille mots, je vous recommande cette exposition de
photographies de Stéphanie
Sinclair qui nous raconte en images la vie de la petite afghane, Ghulam Haider, 11 ans. Madame Sinclair vient de remporter le
premier prix de la photo de l’Unicef.
Ce sujet a été traité sur le site des Questions
et réponses de Yahoo.
Pierre R.
5:51, le Mercredi 26 décembre 2007Le nombre de filles-meres ne cesse d’augmenter en europe … ça doit etre culturel, oups religieux pardon. A quand un mea culpa en terre chretienne ?
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/hippocrate/Archives/Hippocrate/890568,CmC=890638.html
6:14, le Mercredi 26 décembre 2007Je ne dis pas que parce que c’est culturel c’est permis.
L’islam fait parti intégrante des cultures Arabo-musulmane certes mais au sein même des ses cultures existent des traditions et us et coutumes qui n’ont aucun rapport avec la religion, voila ce que je veux dire.
et le fait que quelques coutumes sont permises dans certains pays ne veut pas dire qu’elles émane de l’Islam.
la circoncision des femmes, le mariage sans leur consentement, etc, etc existent c’est vrai dans certain pays MAIS l’Islam les condamne fermement.
Et désolé mais vous êtes dans le faux, plusieurs pays les condamne, la quasi totalité des Oulémas musulmans les condamnes aussi.
6:36, le Mercredi 26 décembre 2007Spécial de voir comment on est complètement aveuglé par notre illusion d’être mieux que tous. C’est bien que l’article stimule la réflection sur ce sujet, mais pourquoi toujours vouloir s’occuper des problèmes des autres et de toujours pointer du doigt ? Les musulmans sont t-ils les seuls au monde à avoir des valeurs et jugements, religion et culture quelque fois douteux et néfastes ? Je commence à être pas mal fatigué du arabo-bashage.
On devrait peut-être commencer par se regarder le nombril et régler nos propres problèmes avant de montrer du doigt. Le Canada a été formellement accusé par l’ONU et Human Rights de ne pas remplir ses obligations de protéger les victimes sous le Protocole des Nations Unies sur le traffic d’humains et de ne pas respecter les meilleurs pratiques internationales pour éviter le marchandage de femmes et d’enfants esclaves sexuels.
Et ici.
Oh… vous pensez encore qu’on est mieux que les arabes et leur “sales” comportements ?? Parfait, pensez maintenant à l’obscénité de la guerre en Iraq qui a déjà a déjà massacré près de 1.2 MILLIONS d’iraquiens, des civils dont des vieux, des enfants et des femmes qui n’ont pas le malheur d’être marié et de tomber enceinte à 12 ans, mais qui se voit plutôt enlever la vie ou contaminé à l’uranium appauvri qui provoque des déformations dans l’ADN, causant des triples cancers, maladies dégénératives et une panoplie de bébés nés difformes à vous lever le coeur (allez voir les photos, et FAITES-LE).
Entre 1991 et 2003, environ 1 500 000 d’iraquiens ont perdu la vie à cause des sanctions économiques médiévales imposées à l’Iraq par la communauté internationales (nous, les sauveurs à la moralité irréprochable), pour un Saddam que la CIA a mis en place et à qui nos pays on vendu armement conventionel, chimique et biologique.
Même chose pour l’Afghanistan, où nous jouons encore aux sauveurs, mais qu’on condamne à perpétuité avec l’uranium appauvri radioactif pour 4.5 milliards d’années.
Le Canada a participer à un coup d’état complètement illégal, contre un gouvernement démocratiquement élu en Haïti et des milliers de personnes ont été tuées dans la campagne de nettoyage qui s’en ait suivi.
Les Palestiniens sont victimes d’un Apartheid abominable, un nettoyage ethnique en plein 2007, sous nos yeux. Israël a coupé l’électricité et le pétrole comme dans un siège médiévale, et juste les 3 dernières semaines 48 palestiniens sont morts car Israël leur a refusé de passer le mur de la honte pour aller se faire traiter dans des hôpitaux. Crime international contre l’humanité dans le fait de perpétrer des punitions collectives.
Et….pas un mot de scandalisation devant ces choses là. LE silence TOTAL. Mais quand c’est des arabes par contre, AH LÀ !! Attention attention, opération bashage d’arabes en branle !!!
Les pervers de l’église catholique n’arrêtent pas de se faire prendre à violer des petits garçons, chez nous, dans notre cour en amérique, mais maudit démons d’arabes quand ils font des choses bizarres.
Qu’est-ce que je suis à bout d’entendre ces indignations, de voir ces gro-grosse larmes devant ce qui se passe chez le voisin, quand on n’a même pas le courage et l’honnêteté de se regarder dans le mirroir.
Quelle hypocrisie et double standard.
Mais que voulez-vous, c’est à la mode et donc facile de basher les arabes et musulmans, c’est cool et ça nous remonte un peu, tsé…
Je suis bien triste pour Hadjo et Heldina, ce n’est vraiment pas amusant. Mais je suis encore plus triste pour tous les autres enfants oubliés dans vos histoires de doubles standards et d’illusions. Eux, ils sont encore bien plus mal pris. Un millions d’enfants morts depuis 1991 en Iraq et des milliers en Afghanistan où le Canada est très impliqué. 26 000 autres meurent à chaque jour de famine dans le monde. C’est pas encore plus grave ça ? Vous êtes vous indigné et levé le moindre petit doigt pour eux ????
Continuer alors à vous indigner des jeunes arabes mariées trop jeunes et continuez à donner du Ritalin à vos enfants, des vaccins qui contiennent du mercure et des virus de cancer vivants et des OGM qui ont été prouvé tellement néfastes qu’ils modifient les organes internes.
Qu’est-ce qu’on est bon nous avec nos valeurs supérieures….
6:47, le Mercredi 26 décembre 2007Blusydays
Je n’engagerai pas une bataille de mots. Si je suis dans l’erreur, je n’hésiterai surtout pas à le dire. Ce qui m’importe pour l’instant est la tolérance aux mariages forcé des enfants. Où que ce soit dans le monde. Je dois prendre votre parole - que rien ne m’indique qu’elle soit de mauvaise foi - et croire que l’Islam condamne vertement ces pratiques, ainsi que la quasi totalité des Oulémas musulmans. Je n’en suis pas convaincu. Mais je respecte par-dessus tout votre opinion.
Pierre R.
6:48, le Mercredi 26 décembre 2007Site
Votre exposé, éminemment intéressant, aurait été plus crédible s’il avait été signé. Trop simple de lancer également n’importe quoi sous le plus pur anonymat. Être convaincu de ses idées est un droit fondamental au Canada et l’exprimer, encore plus.
Pierre R.
6:51, le Mercredi 26 décembre 2007Pas au sujet d’Israël et de l’Holocauste. Pas que j’ai de quoi à dire, mais la liberté d’expression à ce sujet a résulté en la déportation de certianes personnes pour être mise en prison en Allemagne, sous les pression du lobby Israélien, de l’ADL et du B’nai B’rith au Canada. C’est même pas des joke, même un historien sans préjugés ne peut pas investiguer ces choses là !!!
6:59, le Mercredi 26 décembre 2007« Pas au sujet d’Israël et de l’Holocauste ».
Madame
Monsieur
Ce n’est pas la première fois que je reçois ce type de commentaire. Si vous faites référence à Ernst Zundel, je vous répondrai ce que j’ai déjà dit : la Cour fédérale du Canada a entériné tous les jugements des cours inférieures et l’a fort bien fait. Monsieur Zundel a bénéficié d’un droit inaliénable au Canada : se défendre jusqu’au bout, soit jusqu’à sa déportation en Allemagne.
Pierre R.
7:09, le Mercredi 26 décembre 2007Fesons nous des lois pour forcer les gens de à croire en la force de la gravité, ou que Elvis Presley est bel et bien mort ?? La vérité n’a pas besoin de loi pour être reconnue. Mais si un fou se présente et déclare qu’Elvis est encore vivant, qu’Alexandre le Grand n’a pas existé, est-ce qu’on invente des lois pour les mettre en prison ?
On a utilisé les lois dans l’histoire pour forcer les gens à croire et ne pas nier des mensonges. Jamais la vérité n’a eu besoin de lois pour être reconnu. Il est interdit de faire des recherches et de soulever quelques questions que ce soit à propos de l’Holocauste sans être violemment attaqué d’anti-sémites et d’inciter à la violence. Si c’est le cas, pourquoi ne pas interdire toute discussion, aussi rationelle ou débile qu’elle soit à propos de TOUS les holocaustes de l’histoire, ou aucun. Ernst Zundel, aussi sain d’esprit ou fou qu’il soit, n’aurait jamais dû avoir même à METTRE LES PIEDS dans une cours de justice !!!
Ça ne veux pas dire que je suis d’accords avec ce qu’il affirme, mais je ne protège pas son droit à la liberté d’expression, ça veut dire qu’on a commencé ce qu’on appelle dans 1984 le crime-pensée. Avez vous à mettre les pieds dans une cours de justice parce que vous ne croyez pas que la deuxième guerre mondiale se soit vraiment passé et que des dizaines de millions de personnes en sont mortes ? Est-ce que ça va inciter à la haine ? Est-ce un crime ? Peut-on vous empêcher de penser ce que vous voulez ?
7:28, le Mercredi 26 décembre 2007Monsieur
Mon propos - dans cette chronique - n’est pas sur le sort de Ernst Zundel. L’holocauste ne se traite pas à la légère, comme vous semblez le croire.
Pierre R.
7:32, le Mercredi 26 décembre 2007Je suis d’accord avec vous cher ami. Mais vous n’avez pas répondu à mon premier commentaire, silence. Et pourquoi insinuer que je semble croire que c’est un sujet à prendre à la légère ? Ne ballayez pas si à la légère ces commentaires ! Je suis très sérieux et prudent. Mais franchement, vous vous inquiétez du sort des jeunes forcées à se marier et vous ne répondez pas au fait qu’on les tuent, nous pays occidentaux, par centaines de milliers, sinon par millions et continuons à les démoniser sans cesse sans se regarder nous-mêmes dans le mirroir. On a contaminé leur pays d’uranium appauvri radioactif pour 4.5 milliards d’années !!! Répondez à mon commentaire si vous voulez rester dans le sujet de cet article !
Sans malice, sincèrement ! Je suis très heureux d’avoir de vrais débats de société, c’est pas comme dans les médias de masse. Je ne veux pas attaquer personne, mais bien stimuler la réflexion, la pousser plus loin ! Nous nous posons si souvent en sauveur et autorité morale alors qu’on aurait intérêt à voir comment nous aussi on fait des choses complètement immorale, encore bien pire que forcer des jeunes à ce marier. Nous, on leur enlève la vie. C’est bien mieux !
Merci d’être là !
7:46, le Mercredi 26 décembre 2007Madame
Monsieur
En aucun moment je ne me pose en sauveur ou autorité morale. Je l’ai dit dans un de mes premiers commentaires. Comme le chantait si bien un auteur du Québec, « le cul assis sur le bord du Cap diamant, les pieds dans l’eau du Saint-Laurent », je n’y peux rien. Je ne peux rien faire sinon d’écrire. Alors, j’écris.
Pierre R.
7:51, le Mercredi 26 décembre 2007Je sais bien cher monsieur, je ne vous accuse pas personnellement, je ne fait qu’un reflet à notre attitude générale comme occidentaux à ne pas voir nos propres bibites et à attaquer les musulmans sans cesse. Maintenant, je dois dire que vous êtes très cordial et respectueux et je ne vais pas abuser de votre patience.
Merci !
François M.
8:08, le Mercredi 26 décembre 2007François
Puisque vous personnalisez votre commentaire, je vais prendre le temps de vous exposer mon point de vue. Respectueusement. Loin de moi l’idée de stigmatiser les musulmans. J’ai dénoncé les abus de la religion catholique à l’égard des enfants. J’ai dénoncé les curés. J’ai dénoncé Israël à l’égard des injustices commises à l’endroit du peuple palestinien. J’ai sévèrement blâmé les frères ennemis (Hamas et Fatah) de faire la guerre sans égard à la population qui en subit les contrecoups. Je ne suis pas d’accord non plus avec les souffrances qu’on impose au peuple israélien en le bombardant de roquettes. Cela ne m’empêche pas de blâmer le B’nai B’rith pour son zèle à dénoncer certaines injustices et à en ignorer d’autres. Cette fois-ci, dans le cadre des Fêtes tout à fait chrétiennes, je suis tombé sur un site d’information africain qui m’a bouleversé. J’en fais part. Simplement. Qu’on veuille bien m’imputer tous les maux de la terre, je veux bien. Le débat est ouvert. C’est le propre des libertés. Et à mon âge, il me reste encore assez d’énergie pour m’émouvoir.
Pierre R.
8:19, le Mercredi 26 décembre 2007Votre réponse est sincère et me plaît beaucoup. Merci beaucoup de votre temps et de votre énergie pour améliorer ce monde. Je constate qu’on partage la même pensée et les mêmes motivations. Merci de nous faire découvrir ces informations. L’Afrique a bien besoin qu’on se réveille et se préoccupe d’elle. Elle est depuis trop longtemps gérée comme une cour à ressources naturelles pour les riches de ce monde et on détourne notre regards. Je suis content qu’on ne tombe pas dans le panneau de démoniser les muslmans à outrance. On montre si peu souvent les côtés riches et fantastique et la chaleur des mulsulmans. J’ai parcouru la planète depuis les 12 dernières années, j’ai passé à travers une trentaine de pays dont quelques uns musulmans et j’ai été abasourdi de constater la différence entre l’image qu’on nous présente sans cesse dans les médias à propos d’eux et de leur culture et la réalité.
Le monde musulman est en plein boulversement et évolue profondément. La plupart des musulmans sont outragés des actions des extrémistes religieux et je dois dire que factuellement, la plupart des cellules terroristes musulmanes sont financées par les services secrets des pays occidentaux !
Enfin, vous comprenez où je veux en venir !
De s’émouvoir et d’avoir de l’empathie devant le sort d’autrui prouve qu’on a l’esprit encore bien en vie et qu’on comprenne la valeur suprême de la vie. En ceci je vous salut !
François M.
8:54, le Mercredi 26 décembre 2007François
Je ne peux que vous souhaiter de Joyeuses Fêtes. Certainement qu’elles seront meilleures que beaucoup de cas pathétiques dans le monde. Heureux d’avoir trouvé un interlocuteur fort intéressant par ce dialogue franc et honnête.
Pierre R.
9:01, le Mercredi 26 décembre 2007De point de vue philosophique je suis athée (issue d’une culture musulmane) de point de vue de ma formation je suis historien. Une petite précision pour vous dire que le mariage forcé est un phénomène sociale et pas religieux, bien qu’il se justifie ici ou là par un discours islamique. L’épouse à le droit de refuser un mariage et de contrarier ses parents. Il faut mener le combat contre l’intégrisme et le traditionalisme islamiste autrement, avec plus d’intelligence. Cet amalgame entre le social et le religieux ne profites que pour les islamistes.
10:10, le Mercredi 26 décembre 2007L’Islam, en tant que culture éminemment inférieure, a tout intérêt à être favorisé en sous main par les pays civilisés.
Forcément ! Au nom de quoi aiderions-nous des inférieurs à devenir plus forts ?
Les pays doivent se libérer eux-mêmes et ne doivent compter que sur eux-mêmes. Toute manipulation qui favorisera l’Islam (mais loin des pays civilisés bien sûr) sera utilisée pour laisser les inférieurs en état d’infériorité.
Par conséquent, ça va durer encore longtemps car il y a un hiatus entre les donneurs de leçons et ce qui passe pour maintenir les peuples en état d’infériorité.
Bien à vous.
10:17, le Mercredi 26 décembre 2007LTIFI Adel
Votre point de vue est intéressant. Je suis athée également, d’une culture catholique. Sur la question à savoir si le mariage forcé est un phénomène social et non pas religieux, loin de moi l’idée de vous contredire. Je voudrais par contre porter à votre attention ce point de vue strictement religieux exposé sur un site de Toronto, la Mosquée de Khalid, qui a suscité beaucoup de discussions dans la blogosphère. On cherchera en vain sur le site de cette mosquée un avertissement qu’en vertu des lois canadiennes, les mariages forcés sont illégaux et invalides. Et que les mariages d’enfants sont une atteinte à leurs droits fondamentaux, comme l’indique Annie Lessard. Est-ce que tout cela n’entretient pas la confusion au sein des populations peu familières avec le discours islamique ? Merci de votre visite et de votre commentaire.
Pierre R.
10:20, le Mercredi 26 décembre 2007et bien ,le moyen âge subsiste dans bien des communautés …
la femme étant traitée moins qu’une chèvre ou qu’une vache ,tout juste un bien engrossable à merci ,et tout juste bonne aux tâches ménagéres …….
et bien souvent ces pays se permettent de donner des leçons aux nations civilisées ,et les régimes de ces nations sont soutenus par des individus provenant de nos propres pays ……
en 2007 ,on a encore un sacré boulot pour faire évoluer le monde !!!!
0:49, le Vendredi 28 décembre 2007Madame, Monsieur,
L’Islam permet encore le mariage forcé des fillettes de dix ans et plus ???!!!!!!!!
Le journaliste qui a ecrit ce titre ne mérite pas d’être journaliste, et n’a pas le droit d’ecrire un article qui aborde ce sujet, car ça culture général et sa connaissance en islam est très faible.
Je lui conseille d’aller se renseigner un peu sur cette religion parce que c’est la honte j’ecrire des bétises comme ça en 2008, c’est inadmissible !!!
Monsieur le journaliste, allez jeter un petit coup d’oeuil sur ce que dit le Coran et le prohpète Mahomet sur le mariage avant d’ecrire n’importe quoi, et avant de vous donner une mauvaise image de vous même…
KADIRI Othman
2:28, le Vendredi 28 décembre 2007Othman
Vous avez raison monsieur. Ma culture de l’Islam est faible mais pas au point d’ignorer certaines réalités que vous vous refusez d’admettre. Nous faisons face - vous et moi - à deux réalités que nous analysons différemment. Et c’est une honte que des événements semblables se produisent encore en 2008. Vous vous attardez aux enseignements que j’aurais bafoués de l’Islam, je m’attarde aux drames des femmes qu’on humilie au nom d’une religion. Deux points de vue, deux perspectives.
Pierre R.
6:17, le Vendredi 28 décembre 2007Maxim
Les populations doivent prendre conscience qu’au nom de la religion, tout n’est pas permis. Même en 2008.
Merci de votre commentaire.
Pierre R.
6:19, le Vendredi 28 décembre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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