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C’est presque par dépit que je saute dans le vide de la dernière lubie de Mario Dumont au sujet du cours d’éthique et de culture religieuse. J’emprunterai un angle personnel pour illustrer mon propos, car je vais revenir sur ma petite enfance.
J’ai eu une éducation religieuse, modérée, mais quand même. J’avais des cours de religion à l’école et je crois, si je ne me trompe pas, que les cours de morale sont apparus dans mon temps. J’ai même déjà été servant de messe, en plus.
Un jour, au début de mes études secondaires, j’ai été confronté au choix de suivre le cours de morale ou de religion et j’ai choisi celui de morale. Je me souviens aussi que les cours de religion m’emmerdaient royalement, alors je remercie le ciel (hé hé !) d’avoir eu une mère assez ouverte d’esprit pour me laisser faire ce que je voulais.
Pourtant, j’ai bien essayé de croire en Dieu quand j’étais petit, je priais tous les jours comme on me disait de le faire, j’allais à l’Église tous les dimanches, enfin presque… (La désertion des églises commençait partout, aussi chez nous.) Mais bon, peut-être que c’est parce que je suis un original, mais ça n’a pas marché, je n’y crois pas du tout. Mes frères et soeurs non plus.
En conséquence, je ne peux pas m’empêcher de penser que la foi se transmet majoritairement par la manière forte. Laissez le libre arbitre à un enfant et il fera son petit bonhomme de chemin en délaissant tout ce qui est endoctrinant : il choisira la liberté. Et ceux au bout du compte qui choisiront la religion en seront encore plus heureux, car il s’agira d’une vraie illumination ! pas d’un concours de chien savant… (Oui oui, je sais que la manière forte a aussi donné de bons catholiques !)
Ainsi, notre vert-de-gris Mario, maître ès opposition, a choisi, vraiment sur le tard, de prendre le parti de l’endoctrinement au dépend d’une ouverture sur le monde, un enseignement plus global, que j’aurais bien choisis, quand j’étais petit. Il m’accuse moi, et tous ceux qui pensons que la liberté de penser et de connaître est plus importante que la place de la religion catholique au Québec, de vouloir regarder vers l’avant et d’espérer que nos jeunes feront de même, car le passé est garant de l’avenir, et il faut pouvoir analyser ce passé pour ne pas répéter les mêmes erreurs.
Mais je ne dis pas non plus qu’il faut mettre à la poubelle la religion catholique. Historiquement, elle nous a forgés, et nos sacres en sont une drôle de preuve ! Il y a en elle plein de belles et bonnes valeurs, qui sont partagées par beaucoup d’autres religions et philosophies, et que partage aussi la majorité des incroyants, dont je suis. Et c’est bien là où je veux en venir : la religion semble être seulement le contenant d’un contenu plus grand qu’elle. Il me semble donc plus logique de privilégier un regard objectif sur ces contenants sous un angle historique, plutôt qu’un retour en arrière dogmatique.
Les dogmes sont pour moi comme des petites maisons bien basses et bien sombres, et les gens ont bien le droit de les entretenir si ça les enchante ; mais justement, qu’ils le fassent à la maison ! Et l’école servira à bien les éventer…
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Voilà quelques liens vers d’autres textes intéressants sur la même question :
Mario sur la montagne de Lutopium (qui fait un rapprochement avec le temps des fêtes)
Mario Dumont enfourche le cheval de l’enseignement religieux à l’école sur Voix de faits
Démenti : les racines protestantes de la Nouvelle-France de
Dumont consolide son électorat
/BOUCLE_video>Renart, tu dis : « En conséquence, je ne peux pas m’empêcher de penser que la foi se transmet majoritairement par la manière forte »
Tu ne peux pas partir de ton expérience pour extrapoler sur la Foi de tous les gens. En toute liberté et selon ma raison je prie Dieu et j’adhère à la religion catho. Ma liberté est entière et ça personne ne doit en juger.
Mes parents sont athées mais pourtant ils ne m’ont pas endoctriner leurs valeurs athéismes, et ils m’ont laissé le choix de choisir mes valeurs. Dieu ne force pas la porte de personne, on le laisse entrer en toute liberté.
Pour Mario Dumont, toutes les frustrations des Québécois sont bonnes pour lui donner du jus électoral. Peut importe, si la religion est une affaire privée, l’état n’a pas a imposer une religion étatique.
Folly,
je ne juge pas du tout, je ne fais que constater, et l’emploi du « je » et du terme « majoritairement » dans cette phrase est assez explicite : loin de moi l’idée de généraliser. Alors, pour preuve, relis encore le paragraphe d’où cette citation provient et il est clair que le seul jugement que je fais est contre ceux qui voudraient revenir en arrière, ceux qui voudraient réduire les horizons de nos jeunes et l’ajuster à la mesure du catholicisme, parce qu’il fait partie de notre histoire. Soit ! l’histoire se complète dorénavant de tous les peuples de la Terre : nous ne sommes plus dans les années 50...
J’aurais pu aussi être encore plus clair en disant que la place de la religion catholique au Québec est en grande partie culturelle, donc transmise par le milieu social, familial, et que je ne parle surtout pas de conversion personnelle, du chemin spirituel que chacun peu faire de son propre chef : le plus beau chemin en fait. Je ne fais que remettre en perspective notre liberté à tous, et qui n’exclut en rien la tienne, mais je préférerais qu’à la base l’école ne serve pas l’intérêt des religieux, de ceux qui, visiblement, n’ont pas la liberté des autres à coeur.
Alors oui, je crois que nous sommes sur la même longueur d’onde malgré nos positions divergentes, au niveau de la foi. Je te respecte et je sens que tu me respectes. Le but de mon texte n’est que de critiquer Mario Dumont, qui prend la part des endoctrineurs, et non de critiquer la religion catholique comme lieu de culte et de rassemblement, ni de toute autre religion d’ailleurs.
Je crois que l’école se doit d’être une feuille de papier la plus blanche possible. Je trouve qu’ils tentent à dessein de la noircir.
Commentaire assez banal chez les Québécois mal éduqués à la foi par des profs qui n’y croyaient même plus eux-mêmes...
Il faut laisser le choix aux gens, pas voir l’État vouloir imposer à tous sa petite vision du monde.

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