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Une lettre d’Einstein, datée du 3 janvier 1954, un peu avant sa mort, contient ces mots : « Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, la Bible un recueil de légendes, certes honorables mais primitives qui sont néanmoins assez puériles. »
Moi qui ai toujours pensé que cet homme de science portait Dieu en lui de la manière commune, un grand pan de mur idéologique me tombe dessus et j’en ressors fortement indemne, vivifié même ! Ce n’est pas tous les jours qu’un monument sort de sa retraite poussiéreuse pour parler au monde. J’écoute et j’applaudis à tout rompre !
Le plus beau, c’est que les zélateurs et les menteurs ne pourront rétorquer à autant d’éloquence. Tandis que les livres soi-disant sacrés des trois monothéismes sont des ramassis d’illogismes et de contradictions, voilà un baiser de plus pour l’amour du prochain, qui grandit mieux dans la logique que dans le dogme, puisque le prochain est tout sauf soi, faut-il encore le rappeler ?
Comme je l’écrivais à l’instant chez Martin Beaudin-Lecours, le pointeur de cette nouvelle, si je peux croire en quelque chose, c’est bien le commun, le relatif, dans le sens où Einstein l’entendait. Enfin, pas le « peut-être »... Les forces positives et négatives sont des énergies archétypales qui nous accompagnent depuis le début, et elles donnent lieu à de beaux folklores, à de la culture, à de l’art, etc., mais je crois qu’il faut maintenant les aborder de front pour ne pas tomber dans la demi-mesure interprétative des directeurs de La Vérité. Non, la vérité est trop importante pour la laisser à quiconque d’autre que soi-même : d’où l’idée de la relativité.
Tant que nos vérités dialoguent, tout va bien. Mais je n’accepterai jamais de me faire frapper à la tête, même avec la Bible, le Coran ou la Torah pour amortir le coup...
/BOUCLE_video>Je respecte toutes les idéologies, opinions, idées sur la religion et la politique, science ; toutes les théories sont bonnes sauf celles de la folie !
Quant une personne se met à genoux devant un grand homme ou une grande femme, la première personne est petite et la dernière est grande.
Si on se tient debout ayant une colonne vertébrale ; car les êtres humains ne sont pas des vers de terre ; alors on est grand let on se sent aussi grand que n’importe quel humain qui nous parle de Dieu, de¨ci et de ça et patati et patata.
Croire à Dieu ou à autre chose ou à rien ; qu’est-ce que cela change, si on dit oui à la vie, et qu’on n’est bien vivant ?
Patricia
Patricia,
merci pour ce commentaire qui représente assez bien le respect que je porte aux vivants, puisque « vivant » précède « croyant ».
Je sais que ce billet a pu blesser quelques personnes, mais la tyrannie historique des croyants demande aujourd’hui une remise en contexte, que l’athéologie (superbe terme qui ne se retrouve pas encore dans le dictionnaire) se propose de faire, a contrario de la position agnostique qui consiste à se mettre la tête dans le sable.
Comme je l’ai écrit à la suite de ce même billet sur mon blogue, si on change une personne pour une coupe vide et la foi en Dieu pour du vin, je dirais que l’athée est celui qui a vidé sa coupe ou mieux, n’a pas laissé personne la remplir de vin.
J’ai l’impression que la croyance en Dieu est considérée comme la somme de tous les breuvages alors qu’elle n’est qu’une possibilité (le vin). Alors, les croyants pensent à tort qu’il manque quelque chose aux athées et que le bon goût se résume au vin. Mais non, les athées peuvent bien avoir du jus d’orange dans leurs coupes et aimer ça en plus !
Paul Diel, qui a eu une correspondance avec Einstein, a développé la psychologie de la motivation dont Einstein souligna la portée : « Votre oeuvre, écrit-il à Diel en 1935, nous propose une nouvelle conception unifiante du sens de la vie, et elle est à ce titre un remède à l’instabilité de notre époque sur le plan éthique. »
Et voici ce que Diel avait à dire de Dieu : « Dieu n’est ni illusion ni réalité, Dieu est un symbole mythique. »
Dieu est le symbole du mystère de la vie, de l’origine de tout ce qui est. Ce mystère de la vie et de son organisation légale à son tour doit susciter un sentiment de religiosité face à la vie. Mais pour ce qui est des religions, elles n’ont jamais été que des outils de contrôle social par l’ordre établit.
En pleine crise de la quarantaine ou crise du milieu de la vie, je suis allée portée objets religieux bénis, statues, médailles ; y compris la belle statue de Jésus, que grand-mère Mariette avait jeté à la poubelle, car elle avait les deux pieds, les deux mains et le dos tout brisée.
Comme j’en rêvait depuis mon enfance à une statue, je l’ai ramassée à 18 ans dans cette poubelle, je l’ai tout repeint et fait réparer les mains, pieds etc. Finalement je l’ai conservée jusqu’à 40 ans environ pour la remettre au curé de la paroisse ; il en aurait fait je crois une statue dans le lieu de prières ou autres ; en me disant alors avec un sourire aux lèvres : "Patricia, parle aux jeunes qui ont si peur du Diable etc, pour leur dire que le Diable n’existe pas".
"HÉ LES JEUNES, LE DIABLE N’EXISTE PAS OKÉ LÀ A DIT LE CURÉ IL Y A DIX ANS..... !" Et devrait-on ajouter à la lecture de cet article :"ET DIEU NON PLUS IL N’EXISTE PAS ALORS, VU QUE SI DIABLE N’EXISTE PAS, DIEU NON PLUS ? ? ?
Je laisse ma mission icitte elle est finie ok là curé ; ok là les jeunes !
Que ceux qui ont appris ces peurs aux jeunes et aux vieux, finissent leurs sales jobs, c’est-tu clair !
Patricia

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