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    Économie ne rime pas avec écologie

    le 18 juillet 2008 | 270 visites | 3.63 / 5 | 1 commentaire(s)

    La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.

    Économie ne rime pas avec écologie
    photo : Todd Huffman (Flickr)

    Malgré les efforts soutenus de tant d’instances et d’organismes internationaux (ONU, Greenpeace, WWF, etc.) depuis près de quarante ans, malgré les rapports et les alertes multiples lancés par des experts en environnement, malgré les changements climatiques intenses que nous observons presque chaque jour un peu partout sur le globe et ses conséquences désastreuses sur les êtres humains, les 16 principales économies les plus riches du monde réunies en marge du G8 au Japon, qui ont pourtant fini par reconnaître officiellement que la « lutte contre les changements climatiques passe obligatoirement par des objectifs de réduction des GES », ne réussissent toujours pas à trouver un compromis minime et concret pour diminuer les émissions de GES.

    Le diagnostic est posé, le remède salutaire est bien identifié, cependant on tarde à l’administrer. Pas de mesures contraignantes ! Pas de régime ! Oubliez la ligne ! Envoyez promener les privations, les sacrifices ! Le gâteau au fromage est trop appétissant ! Le prix du remède trop exorbitant ! Rien d’urgent (malgré la phase terminale du patient) !

    N’est-ce pas de la négligence crassement irresponsable, non éthique, voire criminelle selon la déontologie des médecins qui sont sommés d’intervenir pour guérir un malade grave ?

    Tant d’espoirs qui fondent comme neige au soleil à chaque réunion au sommet, à chaque conférence sur l’environnement (Bali…). Avons-nous compris que l’économie ne rime pas avec l’écologie, que la politique n’est pas démocratique, que les politiciens n’écoutent pas et ne représentent pas les intérêts des citoyens mais les leurs propres et ceux des grandes compagnies qui financent leur parti ?

    Faire des profits, consommer, pousser à consommer, produire, accroître ses chiffres de vente, ses usines, ses industries, souffler les prix, s’enrichir sans limites… c’est beaucoup plus important que respirer un air pur, que boire de l’eau pure, que conserver la nature, que veiller sur le bien-être des individus.

    Le message est on ne peut plus clair. Nous attendons souvent à tort et en vain des gestes consciencieux, en faveur de l’environnement de la part des plus grands pollueurs qui continuent à polluer et à étouffer, vraiment satisfaits sous leurs nuages toxiques qu’ils propagent ensuite vers les autres pays.

    Quoi faire ? Comment leur expliquer que l’environnement est un patrimoine universel et commun qui dépasse les frontières et affecte la planète entière ? Protéger l’environnement chacun dans son coin n’est pas assez. Nos élus ne font rien d’extraordinaire. Ils vendent nos forêts au rabais. Leur silence est un signe odieux et diplomatique d’approbation. Rappelons-nous la logique de la grenouille qui sent l’eau se réchauffer drôlement mais se dit qu’elle est encore bien tiède.

    Les Européens, qui exigent la diminution de 50 % des GES, n’arrivent pas à convaincre les Américains ni les Chinois ni les Indiens qui émettent, à eux seuls, le tiers des GES. Chacun de ces trois pays attend l’autre avant d’agir, se réjouit de son expansion économique, ne veut pas reculer ou céder une parcelle de ses lingots d’or, de son confort, de son droit à plus d’essor. Diantre les accords, les records, les reports, les rapports, les grands verts ténors, la submersion des terres et des ports ! Diantre les remords, la fonte des glaciers du sud et du nord, la mort des alligators et des castors, les sinistres décors, le corridor direct vers la mort !

    Diminuer les GES entraîne nécessairement des coûts, des sacrifices, des changements d’habitude, des ajustements onéreux, un ralentissement économique, tant qu’à dire, une décroissance. Oui, c’est une vérité incommode qui dérange. Le renard qui a finalement obtenu le fromage du bec du corbeau lui en redonnera-t-il un petit morceau ? On posera cette question au Maître de la Fontaine, il pourrait réviser son histoire.

    Qu’attend-on pour intervenir ? Des catastrophes climatiques vingt fois plus intenses, un air partout irrespirable, un tsunami mondial ? Oxfam peut bien dire qu’à ce rythme-là le monde sera cuit en 2050 ! Ban Ki-moon peut être extrêmement déçu des voeux pieux, vagues et inefficaces du G8. Who cares ? Money should flow.

    Les gentelmen européens ont si bien ouvert le bal. L’oncle Sam ne veut pas danser sans monsieur Chong et sans Sri Chanki. Sur le pont du Titanic qui coule en silence, dansons le dernier Tango de la presque fin du monde. Sans nostalgie, s’il vous plaît, car noblesse oblige. L’équipage s’en fout. Sa paye était très bonne. Heureux ceux qui trouveront des épaves (que j’espère nombreuses) et s’y accrochent !

    Bernard Anton (BEN) - Collaborateur sur Pour que Demain soit

    http://www.bernardantoun.com/

    Publie.ca!
    Mots-clés : Environnement et Économie

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  • 1 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Après tout ce qu’on nous a présenté de la part du culte du réchauffement climatique causé par l’homme, je ne suis pas convaincu que les GES soient responsables de la plus grande part des changements climatiques.

    Je pense que nous polluons beaucoup trop, que le capitalisme qui a pour Dieu que l’argent cherche à tout exploiter pour le profit détruisant cette belle planète, que nos façons de faire les choses sont dépassées et que nous avons un sérieux manque de vision pour le futur de cette planète et l’humanité.

    Nous avons de nombreux problèmes et l’élite financière et nos gouvernements s’en balancent totalement.

    Mais un autre de nos problèmes est notre vanité. On pense qu’on doit se donner la mission de sauver le monde, sauver la planète et ainsi se parer d’une aura de sainteté, une mission du Bien contre le Mal et on devient aveugle et tire partout causant souvent plus de trouble qu’on en avait au départ. La chasse aux sorcières est ouverte.

    L’augmentation des taux de CO2 n’est pas la cause d’un réchauffement climatique, mais bien la conséquence. Étudiez les graphiques de la température et des taux de CO2 des 100 000 dernières années et vous constaterez cela en plus de vous rendre compte qu’on a eu des périodes beaucoup plus chaudes et froides et des taux de CO2 beaucoup plus élevés, tout cela en étroite corrélation avec l’activité solaire. Le soleil est la condition de la vie sur Terre. On a eu des ères glacières à chaque fois que le soleil est en dormance (comme en ce moment même, le soleil n’a pas recommencé son cycle d’activité depuis deux ans et on vient de sortir de notre plus froid hiver et année en 2007 depuis des décennies, perdant 0.7C en un an seulement). Lors des réchauffements, la vie sur Terre a été abondante et fertile, lors des ères glacières, ce fut très difficile pour la vie et les humains. On devrait se méfier plus d’un refroidissement que d’un réchauffement !

    Le plus fascinant, c’est que ces changements de température s’effectuent à la grandeur du système solaire ! GES sur Pluton !???

    Le fanatisme environnemental n’est différent en rien d’un culte religieux. Ses membres sont obnubilés par leur mission de sauver la planète et leur sentiment d’être les derniers gardiens de la vérité, ils s’indignent et ostracisent ceux qui les confrontent avec une autre version des faits, supportés par la science, l’observation, données historiques et analyses. Ils s’identifient sentimentalement avec ce rôle d’être plus éveillé et sensible que les autres, s’octroie un surplus d’auto-estime vaniteuse et refoulent leur insuffisance intellectuelle et spirituelle. Ils se sentent comme des justiciers accomplis alors qu’ils sont profondément malheureux car ils n’arrivent jamais à faire valoir leur propre valeur aux yeux des autres et la mission imaginaire n’est pas réalisable dans la réalité parce que déconnectée de cette dernière, d’où ce sentiment de vide intérieur, de colère, de ressentiment face à l’humanité et soi-même. Ils en veulent à la vie et à l’humanité. Celle-ci doit éventuellement disparaître pour sauver la planète. Les humains sont méchants. Perte d’espoir et de joie de vivre.

    Un rapport confidentiel de la Banque Mondiale obtenu par le Gardian UK, une analyse des plus approfondie à date, a montré que l’idée de transformer notre nourriture en biocarburant est à l’origine de 75% des augmentation de la nourriture mondialement, jetant des millions de personnes sous le seuil de la pauvreté la plus abjecte, n’ayant même pas assez d’argent pour se nourrir quotidiennement.

    Dans cette folie de penser que nous sommes assez puissants pour causer les changements climatiques, dans cet élan d’orgueil et de manque d’humilité face à la nature en pensant que l’on peut les "arrêter", les cultistes ont jeté une partie de l’humanité dans la misère au nom de la mission de sauver l’environnement, leur nouveau Dieu : Gaïa.

    Donc avant de commencer à appauvrir le reste de l’humanité au nom de la croisade contre les GES, de causer plus de famine et de misère sans que les vrais responsables de la pollution ne soient touchés et enrichir la même élite avec des taxes sur le carbone qui ne vont JAMAIS arrêter les changements climatiques, vaudrait mieux se calmer, s’asseoire, respirer et faire bien attention à ce qu’on va imposer au reste de la planète. Il faut savoir affronter ses propres chimères avant de partir une nouvelle chasse aux sorcières.

    Bonne chance.

    Soyez heureux.

    19 juillet 2008 | répondre | permalien

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