19 septembre 2007 |
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Un lendemain de veille, il est
difficile d’éviter les maux de tête et de réfléchir froidement. Il en va de
même des lendemains d’élections. Au Québec, madame Marois s’émeut des résultats
en soulignant qu’il faut rebâtir le lien de confiance, aller
rechercher la confiance. « C’est
pour nous un message, le même que nous avons reçu en mars
class=GramE>dernie , à l’élection
générale de mars ». À Ottawa, comme le rapport Le Devoir, Pablo
Rodriguez se désole « « Le travail
à faire est colossal ». « Il faudra parler davantage de sujets qui
touchent les régions, par exemple la diversification de l’économie ».
Bernard Patry abonde : « Un thème plus intellectuel comme la présence
canadienne en Afghanistan n’est pas un enjeu électoral pour le moment »,
dit celui qui a fait du porte-à-porte à Outremont.
Personne semble-t-il n’a le goût
de remettre en question le leadership de Stéphane Dion qui ne cumule que des
échecs. Il le faudra bien, pourtant, un jour. Après une telle déconfiture sur
un candidat aussi sérieux que Jocelyn Coulon,
candidat dans une circonscription dite le château fort libéral, qui voudra
risquer de se présenter sous la bannière du chef Dion ? Comment pourra-t-il
trouver le charisme tant nécessaire qu’il n’a jamais eu ? Abaisser le niveau
intellectuel des arguments électoraux, voilà qui augure très mal. Faut croire
que, selon certains députés libéraux à Ottawa, les québécois n’ont pas la
stature pour en débattre.
Ramener la question des résultats
des dernières complémentaires à une approche de thèmes régionaux et locaux est
faire injure à la capacité des québécois de débattre des grands enjeux qui les
concernent. Sauf que se pourrait-il que ces mêmes québécois, à travers leurs nouvelles
générations, sentent un écoeurement de tout ramener à la sempiternelle question binaire :
fédéralisme contre indépendance ?
Monsieur Jocelyn Coulon était le candidat qui pouvait débattre
intelligemment de la présence militaire en Afghanistan. Soit. Mais d’autres
sujets semblent avoir été occultés. Thomas Mulcair
était reconnu pour ses préoccupations et ses réalisations dans le domaine de l’environnement.
Il était reconnu pour être un combattif qui ne s’en laisse pas imposer. Ses
relations avec Jean Charest en ont témoigné largement et sa mise au ban du
conseil des ministres du Québec en ont fait aussitôt un porte étendard
rebelle, indépendant d’esprit et de corps des complots d’officines.
Lors d’amères défaites
électorales, fussent-elles partielles ou totales, les chefs adoptent le même
discours : « j’assume ». Dans le présent cas, monsieur Dion, par
ses réponses aux médias, notamment à Desautels, ce
mardi, démontre que son orgueil l’aveugle au point de ne pas reconnaître son
incapacité à séduire les québécois. Est-ce si difficile de reconnaître que
Stéphane Dion s’est trompé de parc d’amusement ? Il avait toutes les difficultés
à convaincre en bon lieutenant, comment le pourra-t-il maintenant dans la peau
d’un chef ? L’admettre serait un signe de force. Persister est un signe de
faiblesse.
Il est compréhensible que
monsieur Duceppe veuille ignorer, dans les résultats
et le recul des dernières complémentaires, l’épisode du Parti québécois. Dans
une formule qui lui est propre, monsieur Duceppe met
au compte du pouvoir ses défaîtes : « les
électeurs ont choisi le pouvoir ». Tout en ajoutant que le
fardeau de la preuve repose maintenant dans les mains du vainqueur. Cette
analyse montre bien toute la faiblesse du chef. Incapable d’en assumer la
responsabilité, il sort une formule creuse qui cache sa volonté de s’accrocher
à son poste. Pauline Marois a fait preuve d’un plus
grand respect à l’égard du choix des électeurs : « l’érosion du vote bloquiste est difficile à encaisser mais démontre une fois
de plus que le lien de confiance entre la population québécoise et le mouvement
souverainiste reste à faire ». Encore une fois, c’est madame Marois qui rappelle que, malgré tout, le grand perdant, ce
n’est quand même pas le Bloc québécois.
Il faudra voir quelle attitude
prendra le chef du Bloc québécois, après moult menaces, lors du prochain
discours inaugural. La question de l’Afghanistan n’est plus un argument
suffisant pour défaire un gouvernement et convoquer des élections générales. En
stratégie politique, monsieur Duceppe devrait
préparer sa sortie et permettre à un nouveau candidat de mener les troupes aux
prochaines élections. C’est ce à quoi il devrait s’employer au cours de la
prochaine année.
Demander à deux chefs d’avoir la
sagesse et l’humilité de se remettre en question n’est pas chose aisée. La
grandeur du Canada de Stéphane Dion ne fait plus recette au Québec. La grandeur
d’un Québec indépendant, tant souhaitée par Gilles Duceppe,
doit être reléguée aux oubliettes pour un certain temps. Les deux partis
politiques n’ont d’autre choix, pour leur survie, que de réfléchir sur leur
avenir et de convoquer un congrès d’orientation pour revoir en profondeur une
plateforme électorale égratignée, mal en point et envahie de fils d’araignées.
Bonjour Pierre,
A mon avis, Thomas Mulcair du NPD va représenter a lui seul au Québec davantage les intérêts des québécois et québécoises sur la scène fédérale.
Plus que finalement la majorité des députés du Bloc québécois qui est un parti qui ne sert finalement qu’à justifier des dépenses au gouvernement fédéral lequel n’a pas besoin finalement de son apport.
Puisque les idées novatrices ne sont pas là du coté du Bloc ; parti qui semble finalement stagné à Ottawa. On n’est même plus sûr finalement si nos intérêts sont bien défendus par le Bloc. On semble exclusivement prendre des décisions populistes pour l’électoralisme seulement. Comme si on votait en bloc pour le bloc juste pour se faire représenter à Ottawa. Mais les mentalités changent et l’avenir de Duceppe, à mon avis est plus qu’incertain même au sein de son propre parti. Il ne fait même l’unanimité en ce moment. Plusieurs militants questionnent son leadership.
Exemple : Passer une loi contre le voile islamique en temps d’élection. Imaginez cette loi toucherait seulement 18 femmes musulmanes au Québec. Mais Duceppe a vu certain québécois et québécoises se déguiser en guise de protestation et il s’est sûrement dit que cela serait bon pour le parti d’aller s’assurer ainsi leurs votes. Nul.
Je ne le voyais certes d’ailleurs premier ministre du Québec. Lui non plus d’ailleurs. Et il le sait qu’il n’a ni le charisme ni autres qualités que doit posséder un bon chef et leader politique.
Quant à Mulcair, il a beaucoup de crédibilité à mes yeux depuis qu’il a tenu tête au chef d’antan, M. Charest, dans l’affaire des ventes de terrains du Mont Orford aux mains de privés pour la construction future de condominiums. Et c’est lui qui s’est révélé avoir eu raison.
Beau pied-de-nez à Charest et Béchard son dit remplaçant venu à la rescousse d’une autre idéologie idiote soutenue par le copinage compulsif de l’entourage de notre Gladiateur des Tribunes essouflées par autant d’erreurs stratégiques ; lesquelles deviennent gênantes pour l’image du parti de notre
premier ministre.
10:45, le Dimanche 23 septembre 2007Bonjour Daniel
Votre commentaire est intéressant. Nous sommes d’accord que Gilles Duceppe n’a pas la prétention d’occuper le poste de Premier ministre du Canada. Le Bloc québécois n’avait pas, à l’origine, mandat de devenir le parti ministériel. Je crois toutefois que sa présence à Ottawa a été nécessaire. Il fait contrepoids et représente assez bien le Québec. Mais parfois vient le jour où vous devez avoir l’honnêteté de vous remettre en question. Gilles Duceppe devrait maintenant le faire.
En ce qui concerne Thomas Mulcair, là encore, vous avez raison. C’est un beau pied de nez qu’il vient d’adresser à ses anciens partenaires politiques, surtout Jean Charest. C’est un homme têtu, tenace et déterminé. Il lui faut toutefois être en mesure d’accepter les règles d’équipe. Il faudra voir - si tant qu’il y aura à brève échéance des élections au fédéral - comment il occupera cette période pour faire mieux connaître au Québec les mérites de son parti politique.
Merci
Pierre R.
13:34, le Dimanche 23 septembre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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