
Al Gonzales est un homme intègre, décent et de principe. Après des mois de traitements injustes qui ont créé des distractions malheureuses au Département de la Justice, le juge Gonzales a décidé de démissionner et j’accepte sa décision. C’est malheureux de vivre à une époque où une personne honorable et remplie de talents tel Alberto Gonzales ne puisse pas effectuer l’important travail qui lui est confié parce que son nom est trainé dans la boue à cause de raisons politiques.
Voilà les commentaires que le Président Bush a cru bon émettre lors de l’annonce de la démission de son Secrétaire à la Justice, Alberto Gonzales.
S’ils furent rares à se lever pour défendre le départ du Attorney General sinon quelques rares membres du Parti Républicain, proches de l’administration Bush, c’est que le ministre de la Justice avait accumulé un des bagages les plus nocifs de l’histoire de la politique américaine.
Les nombreux parjures dont il est accusé d’avoir commis devant des commissions sénatoriales représentent les points principaux de l’argumentaire anti-Gonzales. Le scandale des US Attorney qui l’ont mis à mal et qui l’ont obligé à se défendre de tirs provenant de tous les côtés a finalement su achever ce ministre contesté.
Accusé d’être politiquement biaisé, d’avoir menti à nombre reprises, d’avoir des trous de mémoire au bon moment, "l’avocat de Bush" comme plusieurs le surnommaient, devra faire ses valises entachant un Président au passage, un Président déjà affaibli et en lequel la population a de moins en moins confiance quant à sa sincérité. Et ce n’est pas ce départ, pimenté des commentaires présidentiels qui l’accompagne, qui aidera à améliorer cette image.
/BOUCLE_video>
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
À propos de Cent papiers | Tous droits réservés, Cent Papiers 2006-2007 | Roule sous Spip 1.9.2b | Design: Olivier Niquet | Écrivez-nous !