16 juillet 2007 |
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Du laïque et du clerc. Selon le sens de ces deux mots en grec, le clerc est “un lettré”, alors que le laïque est “l’homme du peuple”. Ce clerc et ce laïque doivent alors se mesurer à l’aune du ’petit clerc’ - ignorant et profane - en telle ou telle matière. Chacun de nous se reconnaît ignorant, en dehors de ses propres domaines d’expertises. Il ne s’agit donc pas tant de supprimer la distinction entre les mots “savant”, “homme du peuple” et “ignorant”, mais d’affirmer que les domaines de RELIGION, du DROIT et de la CHOSE PUBLIQUE —, concernent tout homme en tant qu’homme. Un homme ne devra jamais se contenter de s’en remettre pour la conduite de sa vie, à la compétence d’un (sic) expert, soit-il archiprêtre, juriste, ou politicard. Ça serait alors renoncer à sa dignité d’homme.
Il vient à l’esprit l’exemple de l’ignorant et profane “loup quelque peu clerc” de la fable de Jean de Lafontaine, avançant l’idée flatteuse pour les puissants, qu’il était juste et équitable de “dévouer un maudit animal, pelé et galeux, coupable du crime abominable et pendable - de manger l’herbe d’autrui” !
Les hommes ne devraient jamais êtres mis dans la position du LAÏQUE face à la RELIGION, ni quand il s’agit des DROITS HUMAINS, ou de la POLITIQUE de l’État. Il ne doit pas y avoir sur le plan religieux une hiérarchie élitiste formée de prêtres - ni sur le plan juridique une caste exclusive de juristes - ou de carriéristes sur le plan politique. Lesquelles hiérarchies, castes et menu fretin politique, se réserverait alors la connaissance de ce qui est éternel et divin - de ce qui est vrai et juste - et de ce qui est licite et légitime — en s’arrogeant le droit de commander et de diriger à leur guise les autres hommes.
Exceptions faites bien sûr de certaines circonstances, comme la construction archi spécialisée d’un pont, qui sera assurée par un ingénieur expert, alors que les autres hommes ignorants en ingénierie lui feront confiance, sans qu’il y ait là une capitulation avilissante et dégradante de notre part. ’Laissons tomber’ … l’exemple du viaduc de la Concorde à Laval, et sans doute, l’échangeur Turcot à Montréal.
Par contre, et à moins de rester mineur et minable face à sa propre majorité - dans la spiritualité, les droits des hommes et la conduite des affaires de l’État, évitons de dépendrent d’archétypes primitifs, entre archevêques, archontes, et de bien pauvres types politiques, qui ne manqueront pas de cultiver notre ignorance, afin de nous maintenir sous leur coupe, et sous le joug de leurs propres maîtres.
De François Perrier - corcy
“évitons de dépendre” - voir dernier para, stie, ma déclinaison du verbe “Je dépendre, tu dépendres - ils dépendrent”. Mon Correcteur 101 refusent de s’abaisser aussi bas, dans sa rectitude grammaticale.FJP
8:27, le Mardi 17 juillet 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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