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    • Richard Patrosso
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    Opinion : DSK, la trahison ?

    le 3 octobre 2007 | 406 visites | 2.80 / 5 | 4 commentaire(s)

    C’est fait, donc ! Dominique Strauss-Kahn est le nouveau directeur du FMI. La France peut être fière. Un Français à ce poste, ce n’est pas rien ! De plus, Dominique Strauss-Kahn, ce n’est pas n’importe qui. C’est l’un des socialistes français les plus importants aujourd’hui. Ou plus exactement, l’un des premiers responsables politiques français à se dire « social-démocrate » et non « socialiste ». C’est l’un des premiers « sociaux-démocrates » à plaider ouvertement et fortement pour tourner la page du socialisme et écrire celle de la « social-démocratie ».

    Il y a un an encore, Dominique Strauss-Kahn rêvait de l’Élysée. Il y a six mois encore, il était le seul politicien à pouvoir refonder la Gauche française dans l’opinion de cette société. Les sondages lui étaient favorables. Ségolène Royal à bannir. Et pour mieux s’affirmer encore, alors que des politologues le donnaient battu dans sa circonscription et que Ségolène Royal refusait de renouveler son mandat à l’Assemblée nationale, il était reconduit par ses électeurs dans sa fonction de député de la quatrième circonscription du Val d’Oise pour la cinquième fois consécutive le 17 Juin 2007. François Hollande promettait pour la fin de l’année « des assises de toute la Gauche ». Dominique Strauss-Kahn pouvait partir tranquillement en vacances. La refondation de l’opposition politique française actuelle ne pouvait pas se faire sans lui. Il y tiendrait un rôle majeur. Et après cinq ans de dévouement à Sarcelles (sa ville où il venait d’être réélu député), il serait certainement le favori de son Parti pour affronter Nicolas Sarkozy dans la course présidentielle de 2012 que toute la Gauche attend avec impatience.

    C’était peut-être trop beau pour tous ceux qui croyaient en lui et tous ceux qui ont voté pour lui lors de ces dernières élections législatives. Il n’avait pas le temps de souffler un peu, de se préparer sérieusement à la refondation de la Gauche que déjà Nicolas Sarkozy annonçait la candidature du social-démocrate à la direction du FMI. Aussitôt le blog officiel de DSK était pris d’assauts. Certains venaient le féliciter. D’autres criaient à la trahison et ne pouvaient cacher leur peine ou leur dégoût dans les différents commentaires. Aujourd’hui, le forum du site est fermé.

    DSK a-t-il donc trahi en acceptant d’aller au FMI ? Il est vrai que décider de partir à peine élu, ce n’est peut-être pas la meilleure façon de tenir ses promesses et de remplir son engagement. Même s’il est possible d’être fier que son député devienne directeur du FMI, comment l’électeur ne peut-il pas se sentir trahi alors qu’il ne l’a pas élu pour cela ? Un mandat ne doit-il pas être une fin et non un moyen ?

    La même question sera posée en 2010 à la Présidente de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, lorsque cette dernière devra choisir entre proposer à ses électeurs de se succéder elle-même à cette fonction ou de devenir la candidate du Parti Socialiste à deux ans du scrutin national majeur.

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  • 4 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    • Daniel Bédard

    Richard,

    Qu’est-ce que le FMI ? Ma question a peut-être l’air idiote mais on est au Québec ici et les abréviations françaises ne peuvent être connues de tous.

    Si bien qu’au perd le sens de ton article dès le départ.

    Conseil : n’utilise pas les abréviations immédiatement dans un texte. Lorsque tu as situé tout le monde, ensuite tu peux te permettre de les utiliser.

    Mes salutations cordiales

    3 octobre 2007 | répondre | permalien

    http://fr.wikipedia.org/wiki/FMI

    FMI : Fonds Monétaire International

    3 octobre 2007 | répondre | permalien

    Richard

    La difficulté avec DSK vient de ses déclarations contradictoires. Dans un premier temps, avant la confirmation de son poste, il annonce qu’il ne sera pas candidat. Après la confirmation, il laisse entendre qu’il ne ferme plus la porte. Et comme nous en parlions déjà, il sera intéressant de voir quelles relations il entretiendra avec le président de la République. À suivre. Excellent point de vue, en passant.

    Pierre R.

    3 octobre 2007 | répondre | permalien
    • Elysium

    Que ne ferait- t’on pas, pour donner une illusion de crédibilité ?

    4 octobre 2007 | répondre | permalien

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