• Cursoux Gérald

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    • Auvergnat d'origine, savoyard d'adoption. Plusieurs métiers exercés en France, Algérie, Gabon, Québec... Grand lecteur de la presse papier payante. Occasionnellement rédacteur sur CentPapiers. Totale aversion pour l'anonymat sur le net.

    Crise financière (suite)

    25 octobre 2008 | 0 commentaire(s) | 70 affichage(s)

    L’accumulation par quelques uns d’une part importante de la richesse mondiale ne peut plus se justifier : les riches sont devenus trop riches : 10 millions de personnes possèdent 25 pour cent de la richesse mondiale - 0,15% de la population mondiale a 25% des richesses ! Et il ne s’agit plus d’accumulation primitive du capital, mais d’une concentration de la richesse produite par le jeu du marché. Et le phénomène de concentration s’accélèrera tant qu’une prise de conscience n’aura pas eu lieu et que des barrières n’auront pas été dressées par les Etats pour le contenir. Cela relève sans doute de la morale, mais c’est d’abord un problème économique. La crise financière actuelle est aussi une crise de « bulle de richesses » : les riches sont trop riches !

    On ne peut pas dire que cet argent « des plus riches » est recyclé par des dépenses et des investissements de telle sorte que tous en profitent ; ou encore que sa redistribution ne représenterait pratiquement rien per capita. Cela est faux. Car cette économie parallèle est fermée sur elle-même, à l’abri des aléas du monde réel qu’elle pille en toute impunité. C’est un marché prédateur : une partie de cette richesse est dilapidée, perdue, brûlée. N’est-ce pas d’ailleurs l’une des formes d’atteinte aux « droits de l’homme » ?

    Le retour sur investissement que l’on pourrait obtenir de ces sommes est infiniment supérieur à ce qu’elles produisent dans l’industrie du luxe, le marché de l’art, l’immobilier et d’autres services propres au secteur du luxe. Il est donc urgent que cette « bulle de richesses » soit crevée pour que les sommes ainsi libérées soient réinjectées dans l’économie, et servent à la croissance mondiale et à la réduction de la pauvreté de masse.

    La première bonne nouvelle, sera d’entendre dire que les riches vont s’appauvrir : réduire la « bulle de richesses » devrait être aussi un objectif de résolution de la crise financière actuelle.

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