6 juillet 2006 |
0 commentaire(s) |
3 affichage(s)
Le 18 juin dernier je saluais sur mon propre Blog le courage de certains citoyens français en ces termes :
“Hier en ouvrant le Monde sur Internet, j’ai constaté qu’en France des citoyens ordinaires ont un courage manifeste. Ils osent affronter une loi qu’ils jugent inhumaine et inique. Ces citoyens, en l’occurrence une femme dont le journal donne l’identité complète, héberge un enfant que la police des frontières recherche pour être expulsé au 30 juin avec son autre frère et sa mère parce qu’ils sont des immigrants indésirables aux yeux des autorités françaises qui se réfugient derrière un accord européen celui de DublinII.
Extrait du journal le Monde du 17 juin 2006 :
« Ils sont comme cela une bonne vingtaine de parents à s’être relayés pendant plusieurs semaines pour cacher quelque part Samira et David, et ailleurs Alex. Aujourd’hui la famille vit à nouveau réunie dans un “endroit sûr” à Lyon. Mais parents d’élèves et voisins continuent de se relayer pour accompagner les enfants à l’école. Dans l’unique pièce où ils vivent, Alex et David ont épinglé sur le mur, au côté d’un grand dessin signé de tous les enfants de leur école les soutenant, un mémo leur rappelant qui et quel jour les prend en charge. Il n’est surtout pas question de sortir avec leur mère dans la rue. Alex a aussi appris un numéro de téléphone par coeur. Si d’aventure il se faisait arrêter, il a pour consigne de partir en courant puis d’appeler ce numéro. Quelqu’un viendra le chercher ».
Je me suis sentie tout d’abord émue car je trouve a priori indigne cette chasse aux enfants. Cela a fait resurgir un cas pénible, relaté l’an dernier dans le journal La Presse de Montréal, d’une famille mexicaine pistée grâce aux enfants, ici à Montréal dans mon quartier même, et renvoyée de force comme des vulgaires bandits manu militari au Mexique. C’était poignant. Mais dans le cas lyonnais, je me suis sentie admirative de ces parents d’élèves si courageux et qui habitent dans la seule ville où j’ai vécu le plus longtemps 28 ans, Lyon. L’école dont ils parlent, je la connais, les quartiers, rues et traboules de cette ville me sont familiers. Je me suis sentie solidaire de ces citoyens grande classe qui osent, selon leur âme et conscience braver la loi Sarkozy.
Depuis lors les Français se sont organisés car la fin des classes est arrivée le 30 juin.
Et des parrainages citoyens sont en cours comme à Marseille dès le 26 juin sous l’égide de la Mairie et de l’organisation RESF « Réseau Education Sans Frontières » (voir document annexé)
Ce premier juillet des manifestants à Paris ont appelé à la Désobéissance civile contre la loi Sarkozy.
“IL EST TEMPS DE DÉSOBÉIR”
“Nous les prenons sous notre protection”, proclamaient des pancartes brandies par des parents d’élèves ou des enseignants. “Sans papiers, on n’est rien”, “Droits humains bafoués = République en danger”, affichaient d’autres banderoles.
Et ce matin 5 juillet, à Paris, la mobilisation s’est poursuivie avec le dépôt d’un millier de demandes de régularisation par des français venus aider des immigrants.
Demain les premiers parrainages citoyens européens à Strasbourg :
“première cérémonie de parrainages européens revêt une importance particulière dans la mesure ou la politique mise en oeuvre par le Ministère de l’Intérieur se verra ainsi placée par le biais de ses représentants élus sous le regard critique d’une des principales institutions de l’Union Européenne.
Au cours de la cérémonie, les parrains s’engageront à épauler leurs filleuls dans leurs démarches durant l’été et à servir de lien entre les personnes et les associations membres du RESF 67 en cas de difficultés.
Les familles s’engagent pour leur part à tenir régulièrement informés leurs parrains et marraines de l’évolution de leur situation au cours de l’été.
Chaque famille aura plusieurs parrains pour assurer sa protection durant l’été. Parrains citoyens et députés européens seront associés pour suivre au plus près les évolutions des situations individuelles.
Les associations membres du RESF s’engagent pour leur part à mettre leurs moyens au service des parrains et filleuls et à mobiliser largement en cas de difficultés.”
IL EST TEMPS DE RELAYER CETTE INFORMATION AU QUÉBEC !
Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)



(5.00 sur 5)À propos de Cent papiers | Tous droits réservés, Cent Papiers 2006-2007 | Roule sous Wordpress | Design: Olivier Niquet | Écrivez-nous !