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    • Richard Patrosso
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    Opinion : Condition pour une liberté provisoire : ça se discute

    le 15 août 2007 | 534 visites | 3.50 / 5 | 1 commentaire(s)

    L’émission de Jean-Luc Delarue « Ça se discute jour après jour » n’est peut-être pas une référence. Traitant des problèmes intimes de chacun, le téléspectateur peut s’y reconnaître et comprendre celui qui est venu sur le plateau de l’émission. Il peut même avoir de la compassion pour lui. Et parfois pitié… parce que parfois l’émission tombe dans le voyeurisme. Ce ne fût pas le cas en cette soirée de veille du 15 Août.

    Bien au contraire ! Intitulée « L’Amour au-delà des barreaux », l’émission du producteur français pourrait bien être comparée au roman de Victor Hugo : « Le Dernier Jour d’un condamné ». Comme dans le roman, un seul aspect de l’histoire n’est traitée. Certes, avec Hugo, nous supposons que le personnage principal a tué. Mais avec Delarue, nous savons aussi que l’un des incarcérés l’est pour avoir frappé sa mère au visage qui a porté plainte contre lui.

    Avec cette émission, nous nous apercevons que les premières personnes condamnées ne sont pas les coupables, mais leurs proches. Nous nous apercevons du courage de ces proches. Et puis, nous apprenons qu’un détenu peut décrocher une liberté provisoire s’il trouve un CDI et un logement.

    L’un des droits capitaux de l’Homme est le droit au rachat. Et toute personne qui a fauté, quelle que soit sa faute, a parfaitement le droit d’avoir une seconde chance. Le droit de se refaire. Mais, une personne qui a toujours respecté les règles et les lois de la société a également le droit de s’épanouir.

    Ainsi, il peut paraître étonnant qu’un incarcéré se doit de trouver un CDI pour décrocher une liberté provisoire alors que nous vivons dans une société -en particulier en France- où règne le chômage de masse. Situation dont les principales victimes sont d’abord des citoyens modèles. (Et par « citoyens modèles », entendons ceux qui ont toujours respecté les lois de la vie en société et non « citoyens parfaits » !)

    Il est compréhensible d’exiger un logement. Un détenu -par conséquent, considéré comme fragile- ne peut être remis en liberté n’importe où. Mais est-il raisonnable d’exiger un CDI alors que des centaines de milliers de chômeurs, qui n’ont jamais fauté, peinent à trouver un CDD ?

    Au lieu d’avoir de telles exigences, la vie en prison ne devrait-elle pas être l’objet d’une véritable révolution ? Il est vrai que ce n’est pas en traitant l’humain comme un animal qu’il se persuadera qu’il faut prendre à jamais le chemin de la bonne voie.

    Mots-clés : france , Société et Jean-Luc Delarue

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  • 1 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Probablement que c’est des mesures afin de s’assurer que le libéré ne retourne pas en prison en commentant d’autres crimes. N’en demeure pas moins que votre question est légitime. Aussi, il ne faut pas lancer un signal à la population qu’on prends davantage soins des détenus que des chômeurs, ça c’est certain !

    15 août 2007 | répondre | permalien

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