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    • Stephane Waffo
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    Opinion : Cinéma : La ligne est brisée ... et moi aussi !

    le 11 avril 2008 | 152 visites | 4.00 / 5 | 0 commentaire(s)

    La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.

    Cinéma : La ligne est brisée ... et moi aussi !
    photo : dickuhne (Flickr)

    J’ai attendu longtemps avant de voir ce film. D’ailleurs, je n’ai lu aucune critique et aucun synopsis avant le moment fatidique. Attention, ça va casser.

    Ce film ressemble beaucoup à un ami avec qui on entretient une relation de je t’aime moi non plus. Au début, vous êtes persuadé que c’est un imbécile. Vous apprenez à le connaitre et là vous vous dites qu’il est plutôt sympathique. Et finalement lorsque vous le connaissez bien, vous vous rendez compte que vous aviez raison : C’est définitivement un trou de cul.

    Récapitulons l’histoire.

    Au début du film, on voit deux imbéciles saouls à bord d’une Mustang sans âme ni conducteur et on se dit qu’un des deux ne finira pas le film et que l’autre va nous faire le combat du siècle en souvenir de son vieil ami. Et en fait, on se trompe et on se dit alors qu’on est parti pour 1 h 42 de bonheur et d’excellence. Tout va bien

    Et là, quand on croit que tout va comme sur des roulettes, voilà qu’on aperçoit un pied, une image, un souvenir et un film qui s’écroule tellement les évidences débordent de la coupe. Pourtant, tout avait bien commencé. Mais les scénaristes n’ont su que faire de ce chef-d’œuvre manqué. Prévisible, le film finit par agacer. Une histoire d’amour mal utilisé, une haine incompréhensible, une vengeance encore moins compréhensible, le tout dans un film mal achevé.

    Pourtant, les acteurs sont splendides. On a beaucoup parlé de la prestation de Guillaume Lemay-Thivierge qui a surement dû travailler très fort pour paraître plus boxeur que l’ensemble des Rocky Balboa réunis. Mais la palme de l’interprétation dans ce film revient sans aucun doute au boxeur Messier joué par David Boutin. Il sait tout faire. Boxeur, macho, parano, barjo, amoureux, suicidaire, mais aussi ami.

    On retiendra aussi les quelques piètres scènes de footing à la mémoire de Rocky et de tous ses films de boxe aux chansons ringardes et langoureuses ainsi que la triste volonté du réalisateur de faire dans l’univers hollywoodien tout en oubliant justement ce qui fait la force de ces films : drame romantique se terminant avec l’homme et sa rédemptrice sous le perron de leur balcon s’en allant courageusement faire la paix et pleins de bébés…

    Mots-clés : québec et Cinéma

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