1 novembre 2007 |
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Cela fait déjà plusieurs années qu’on assiste impuissamment au Gabon à la prolifération de nouveaux lieux de culte, dont la plupart sont bâtis avec des matériaux de fortune. Le nombre de ces lieux de prière avoisine les 300 parmi lesquelles les Chrétiens célestes, les Témoins de Jéhovah, les Adventistes, les Néo-pentecôtistes, l’Alliance missionnaire d’évangélisation des nations, Béthanie, le Chandelier – et du coup, le pays est de plus en plus gangrené par ces « églises dites éveillées ». Ce sont des églises généralement financées par les évangélistes et pentecôtistes d’origine américaine et animées par des pasteurs douteux d’origine étrangère ou des nationaux. C’est un véritable désastre parce qu’ils utilisent la crédulité des gens et n’ont aucun complexe à les appauvrir.
L’origine incontestablement nord américaine d’un tel mouvement alimente à juste titre tous les soupçons et spéculations sur l’expansionnisme du protestantisme” américain “, mais le succès mondial du pentecôtisme et surtout son appropriation historique et immédiate par les populations africaines mérite réflexion.
A Libreville et comme dans toutes capitales africaines, ces nouvelles églises drainent surtout des personnes de milieux défavorisés, en quête de mieux-être social. Les “envoyés de Dieu” profitent de leur désarroi pour se faire payer, chèrement, le salut de leur âme. Eux mènent ostensiblement un train de vie confortable : belles voitures, luxueuses villas avec gardiens et autres domestiques. La prolifération de ces églises représente sans aucun doute une entrave à l’ordre public.
Chaque culte offre plus ou moins le même spectacle : des pasteurs à l’américaine, charismatiques et forts en gueule prêchent la bonne parole et affirment pouvoir guérir par l’intercession du Saint Esprit.
Dans les églises de fortune, les pasteurs gesticulent et vocifèrent pendant des heures dans les micros déjà trop amplifiés. Chaque culte se clôture par l’acte de délivrance. Ne pas dire exorcisme. Le pasteur, réceptacle du Saint Esprit, pose alors ses mains sur les têtes tourmentées des fidèles. Comme sous le coup d’une décharge électrique, le « délivré » titube, jusqu’à tomber à la renverse. Les femmes semblent être les plus sensibles à cette « imposition des mains ». C’est aussi cette catégorie de fidèle qui est la plus exposée à ces « marchants de Dieu ». Ces pasteurs prophètes atteignent toujours leur but : Extorsion de fortes sommes d’argent à travers des sacrifices « prophétiques », enrichissement personnel, acquisition des biens divers. Bref, la liste est longue.
DES PASTEURS DELINQUANTS SEXUELS
Dans son livre « Le guide secret du parfait marchant de Dieu », Steeve MVE, spécialiste au niveau national des phénomènes religieux tout en dénonçant la pratique de ces gourous de temps moderne qui pilules dans nos sociétés polluant notre environnement, démontre avec force et détaille tous les secrets pour devenir un vrai commerçant de Dieu et responsable d’une petite et moyenne entreprise religieuse. Comme si les églises ne suffisaient plus, ces pasteurs ont trouvé un autre moyen de s’enrichir à l’aide des polycliniques spirituelles moyennant une consultation de dix mille francs CFA (soit un peut plus de 15 €). Ces structures qui prolifèrent sont tenues généralement par les mêmes responsables d’églises. Le plus souvent, c’est au cours des séances de cultes de masse que ces pasteurs détectent leurs potentiels et futurs patients.
L’un de ces responsables et pionnier des polycliniques spirituelles au Gabon, le « pasteur et prophète » Yves-David Elizé MAPACKOU qui n’est pas à son premier forfait a été arrêté le 28 octobre dernier par la Police Judiciaire (PJ) pour viol sur mineure. Comme d’habitude, c’est dans un motel de la place que, « l’homme de Dieu » a choisi pour aller faire la séance de délivrance. Avant d’accomplir son acte, le pasteur ordonna à sa victime de répéter après lui le verset suivant : « Tu suceras les mamelles de ton roi et tu seras sauvée… ».
Comme dans les autres églises du genre, les pasteurs entretiennent des relations sexuelles avec leurs fideles, commettent des adultères avec les sœurs en christ. Toutes les jeunes filles de certaines de ces églises ont eu des rapports sexuels avec leur serviteur de Dieu. Et comme l’atteste des témoignages dans l’ouvrage de Steeve MVE, le problème de ces prédicateurs et autres pasteurs prophètes c’est le sexe et l’argent. Partout sur le continent, ces serviteurs de Dieu n’ont pas une bonne presse au Malawi, par exemple, un pasteur pentecôtiste après avoir ordonné à ses paroissiennes de se dénuder pendant la prière dite « spéciale » a été arrêté en mars 2006.
Au Gabon, la loi garantit la libre pratique du culte à condition de respecter l’ordre public. En proie depuis quelques années à de graves difficultés économiques, le pays était devenu dans les années 90 début 2000, la terre promise des prédicateurs étrangers. Les services gabonais de l’immigration s’opposent désormais à l’entrée sur le territoire national de prédicateurs de l’Évangile d’origine étrangère. La nature ayant horreur du vide, c’est désormais les « pasteurs » locaux qui ont le vent en poupe.
Une croisade contre ces gourous, qui profitent du désarroi des populations face à la pauvreté sans cesse croissante pour se faire plein des poches s’impose. C’est également l’occasion à jamais pour l’Etat d’affirmer son autorité devant une telle dérive.
L’ouvrage de Steeve MVE est donc une sonnette d’alarme dans une société où règne la pagaille à tous les niveaux, et où l’anarchie est érigée en règle morale. A lire absolument.
Monsieur dans votre article où vous rapportez des faits très inquiètant sur les agissement de certain ministres du culte, il est également désolant que vous mentionnez les Témoins de Jéhovah parmi ces associations cultuelles dont certains membres en autorité ont de tels agissement dégradant.
En effet, les Témoins de jéhovah sont connus en Afrique depuis fort longtemps (les années 1920) et sont présents dans 237 pays et territoires sur la Terre entière. Bien entendu, ce n’est pas parce qu’une organisation est présente mondialement qu’elle est automatiquement sans défaut. Mais en ce qui a trait aux Témoins, ils sont connus en Afrique comme des gens respectueux des lois. Lorsque certains régimes tel que le Malawi, le Burundi, le Rwanda et encore récemment l’Érythrée les ont étiqueté comme hors-la-loi, c’est particulièrement pour leur refus en conformité avec leur conscience de prendre des positions politiques ou encore de prendre les armes dans les forces militaires. De plus, à l’exemple des apôtres dont la prédication a agacé les autorités juives et romaines de leurs époque, les Témoins continuent d’obéir aux commandement bibliques de précher et de se réunir même lorsque celles-ci sont interdit par les autorités. De tels agissements sont aujourd’hui loué dans certains de ces pays ou il n’y a pas si longtemps des folies meurtrières ont touché cruellement certains de ces pays.
Au Rwanda par exemple des Témoins Hutus ont cachés au péril de leur vie leurs frères Tutsi afin de les sauver d’une mort certaine.
En ce qui a trait aux question sexuelles, sachez qu’une telle façon d’agir chez les Témoins n’est pas toléré et que tout membres qui agirait de la façon dont vous le décrivez serait excommunié s’il ne démontrait aucun repentir. Si c’est un membre avec une certaine autorité, ses responsabilité et fonctions lui seraient automatiquement enlevé.
Les Témoins sont connus, en Afrique comme partout ailleurs, pour leur prédication zélée qui a pour base les Écritures à l’exemple des premiers chrétiens du 1er siècle. En plus de cela, ils ont été remercié et reçu les éloges de différents pays pour leur contribution à l’alphabétisation de régions où se problème est particulièrement aigu.
Au Cameroun, la radio de la capitale rapportait et rappporte peut-être encore tous les mois des articles tirés de leur périodique Réveillez-vous. En effet, ceux-ci étaient jugés utiles pour la population sur les plan de culture, de la santé, de la moralité et de la spiritualité.
Je sais que les faits immoraux que vous avez rapporté dans votre article n’étaient pas le fruits des Témoins, mais déjà le simple fait de les avoir cités aux côtés de ceux qui pratique de tels choses est une situation très malheureuse puisque des gens peu et mal informés pourraient les associer à ceux-ci.
Je vous invite à faire vos propres recherches objectives sur le sujet .
Gabriel Grenier
Prévost
Québec, Canada
20:38, le Jeudi 1 novembre 2007L’amalgame sur les Témoins de Jéhovah est asez souvent le fait d’un manque d’information. En plus de ce qui a été écrit par Mr Prévost, on sait par exemple qu’ils ne sont pas concernés par le mouvement de réveil et qu’ils ne s’incluent d’ailleurs pas eux-même dans ce mouvement. Dommage pour cette mégarde. Car ceci dit, le phénomène décrit par l’article est bien réel et tout-à-fait inquiétant au Gabon.
4:43, le Samedi 3 novembre 2007je cite les dernières lignes de vos commentaires : “L’ouvrage de Steeve MVE est donc une sonnette d’alarme dans une société où règne la pagaille à tous les niveaux, et où l’anarchie est érigée en règle morale.”
la pagaille que vous décrivez est peut être plus le reflet de certaines difficultés diverses et variées que peut connaître certaines personnes dans la société gabonaise en rapport avec l”apat du sexe et de l’argent qu’on retrouve même en déhors du cadre des églises dites éveillées. ceci ne met nullement en doute la profession noble de ministre du culte ou la praitique d’une foi authentique et engagée. vous ne faite nullement ressortir ce dernier aspect…une bonne étude présente toutes les questions et cherche les différentes origines des problèmes…
bravo pour l’effort littéraire ! JESUS CHRIST, Seigneur des seigneurs VOUS AIME !!!
17:20, le Lundi 5 novembre 2007c’est vraiment dommage que vous mentionnez les témoins de Jéhovah dans votre article ;
je vous en prie, allez voir comment se passe une reunion chez les témoins de Jéhovah, celles ci sont ouvertes au public et rien n’est caché
les temoins apportent une aide humanitaire à l’afrique des que le besoin s’en fait sentir, ainsi que dans le domaine de l’alphabetisation
il serait bien de votre part que vous fassiez un rectificatif
merci d’avance
9:36, le Mardi 6 novembre 2007Cher Monsieur,
Je pense qu’il faut vraiment arrêter de se voiler la face, l’auteur de cet article n’avait pas l’intention d’accuser les Témoins Jéhovah comme vous tenter de le faire croire loin sans faux, au contraire a mon avis, il a juste planté le décor au début de son article de l’état actuel de l’implantation des maisons de cultes (églises) au Gabon et par la suite, il s’est attaqué du cas précis des pentecôtistes au moralité douteuse, notamment celui cité dans l’article.
Et puis, reconnaissons tous qu’il y a une dérive totale au sein des différentes églises orchestrées par ceux-là qui s’autoproclament Prêtre, Pasteur, Prophète, Bishop et autres. Qu’ils s’occupent de se faire plein des poches ça c’est une autre chose car ces gens là sont des véritable hommes d’affaire en puissance mais allez jusqu’aux viols des mineurs qui sont leurs fidèles – ça c’est immoral de la part d’un soit disant « serviteur de Dieu ».
Arrêtons donc de fermer les yeux sur les déviations de ces hommes de Dieu, et ayons le courage de les dénoncer comme l’a fait l’auteur de l’article et ce Mr Steeve MVE car lui, il a vraiment les « couilles » de les affronter publiquement.
Donc votre histoire de démenti là, ça n’avance à rien du tout.
Amen.
0:22, le Mercredi 7 novembre 2007Des vrais escrocs sans scrupules – que fait l’Autorité dans tout ça – la première Institution de la République devrait taper du point sur la planche comme il a bien pu le faire il y a quelques années pour stopper net l’aventure de certains « Pasteurs » de quelques églises au Gabon.
Des pasteurs et autres bishops violeurs, (ou violeurs bishops) escrocs, sans pudeur, des véritables menteurs devant l’Eternel… Je m’excuse mais cette aventure n’amène nulle part sauf en prison, bien sûr. Allez-y demander à bishop Yves MAPACKOU. L’homme dispose d’une expertise inégalée en la matière.
Mon œil,
Amen.
2:22, le Samedi 17 novembre 2007je trouve franchement votre Rapport nul et sans avenir car dans le fond qu’apporte-t’il comme enseignement…
Monsieur, ce que vous présenter comme situation nouvelle au Gabon, n’est sans nul doute des faits vieux comme le monde vécu dans bon nombres de pays de la planette. de plus il n’a jamais été écrit que l’homme était parfait. il est certes vrai que ces dérives ne nous font pas plaisir et que nous n’encourageons pas ce qui se passe mais…Jésus a dit:que celui qui n’a jamais pêché, lui jette la première pierre !
Faites votre propre examen et dites-moi !
11:11, le Mercredi 28 novembre 2007Cher Monsieur,
Je me permets de vous répondre à la place de l’auteur de cet article car moi-même, je suis un observateur averti de la société gabonaise.
Aussi, je vous reprécise le rôle d’un journaliste dans une société donnée : Informer la population sur tous les aspects du pays, Analyser les faits sociaux, Eduquer, Sensibiliser…Et donc quand vous dite que, les faits évoqués sont « vieux comme le monde… » Cela voudrais dire, selon vous qu’il faut fermer les yeux sur les actes immoraux commis par ces pseudo Pasteurs ? Au contraire, au lieu de garder le silence comme vous le faite, il est important de dénoncer régulièremment toutes ces dérives et attirer l’attention des autorités de tutelles pour que des solutions soient apportées avant d’assister à un dérapage.
C’est à vous-même de faire votre propre examen de conscience, à moins que vous ne soyez pas l’un de ces « Pasteurs, Bishops et autres Prophètes » autoproclamé car la plupart d’entre eux sont solidaire même dans le mal.
1:53, le Jeudi 29 novembre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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