17 janvier 2008 |
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DesInfos.com, site d’information israélien, reprend à son compte une nouvelle diffusée par le Middle East Media Research Institute (MEMRI) selon laquelle le 4 janvier 2008, le forum islamiste « Al-Ekhlas » (hébergé par NOC4Hosts, en Floride, qui ne semble plus en ligne), affiche le message d’un participant se faisant appeler Al-Murabit Al-Muwahhid (le combattant monothéiste du djihad) qui énumère les avantages d’un attentat à Paris. Il estime qu’un tel attentat entraînerait l’effondrement de l’économie française et servirait d’avertissement aux autres pays européens « qui collaborent à la guerre contre les pays musulmans ».
La lecture des instructions de l’auteur, Al-Murabit Al-Muwahhid, donne froid dans le dos. Après avoir fourni une liste des principaux lieux touristiques, quartiers, cafés et commerces parisiens, l’auteur écrit : « (…) ces données, que j’ai obtenues sur le site de Wikipedia (…) permettront aux moudjahidine de choisir les cibles [d’attentats] (…) et de les classer par ordre d’importance. Paris est une grande capitale, aussi bien en termes symboliques qu’en termes de densité du trafic aérien (…) L’aéroport Charles de Gaulle de Paris (…) est le 5ème plus grand aéroport [au monde]. Cela prouve que Paris n’est pas seulement une capitale à caractère symbolique, mais l’un des principaux centres d’activité commerciale au monde. Mon frère Moudjahid, une [seule] catastrophe à Paris, et tu verras combien d’entreprises économiques et combien d’affaires s’effondreront (…) ».
L’auteur vise des cibles précises, des personnes notamment : « Quant aux individus à cibler, le maire de Paris serait un [candidat] légitime [à un assassinat] pour des raisons médiatiques. Si nous parvenons à le supprimer, le pouvoir de Sarkozy s’en trouvera brisé. Les opérations [susceptibles d’être perpétrées à Paris] se divisent en deux catégories : (…) celles qui visent les sites les plus fréquentés et les plus significatifs en termes économiques (…) et celles qui visent des figures parisiennes marquantes - en premier lieu le maire ».
Pour l’auteur, Al-Murabit Al-Muwahhid, les avantages d’un tel attentat sur Paris sont :
Un débat porte notamment sur le choix de cibles en France :
Un participant déclare : « (…) Paris est la ville n°1 au monde en termes de tourisme, et la plupart des lieux mentionnés par le frère Al-Muwahhid sont des lieux touristiques par excellence, non fréquentés par les Français et encore moins par les Arabes. N’oublions pas que plus de 53 millions de touristes par an visitent la France et que c’est Paris qui obtient la part du lion, la [plupart des touristes étant] américains, allemands, britanniques et japonais (…) En somme, le tourisme est un pilier central pour l’économie française. Ainsi, un attentat sur un lieu touristique représentera un coup dur pour [l’économie] française ».
Un autre membre exprime le souhait d’un attentat en ces termes : « J’implore Allah pour que [ce plan] soit mis à exécution, vu qu’il est très simple de fabriquer une bombe ou de piéger une voiture. [La question est de savoir] s’il est possible de [trouver quelqu’un] qui habite Paris, adhère à l’idéologie du djihad et sache fabriquer et déployer des bombes. Mes frères, je ne veux pas vous décourager ; au contraire, je vous encourage à perpétrer une attaque (…) ».
Source et pour en savoir plus : DesInfos.com
Voilà une nouvelle intéressante, surtout quand tu te balades à Paris. Et c’est autre chose que ces banalités sur l’énergie de Sarko qui explose dans les glossy covers.
On reconnaît la vraie info, à ce qu’elle te fout la frousse genre frisson qui te descend jusqu’en bas de la colonne vertébrale pour remonter jusqu’au brainyBrainy qu’il te faut vite débrancher.
Les attentats ne sont pas conceptuels, ils sont donc inexpressifs, ils n’expriment rien, ils ne sont pas éclairants.
À partir du moment où la violence renvoie à l’extériorité, elle est philosophiquement disqualifiée.
Car c’est par l’intériorité que le monde avance.
Tout cela n’est donc que littérature.
Déconne pas, j’ai vraiment rêvé cette nuit qu’une grue immense était tombée sur un bâtiment tout de verre bleu qui coulait comme un grand fleuve qui emportait la grande place de ma capitale où des gens dormaient puis se levaient pour courir, c’est-à-dire sauver leur peau.
Si c’est à mon message que vous répondez, je ne vois pas ce que votre rêve change.
On peut tout au plus déplorer les victimes d’un attentat, quelles qu’elles soient et quel que soit leur nombre, encore que le martyr s’ajoute souvent de lui-même à leur nombre.
Quand la Nature crée un attentat, par exemple un tsunami, c’est trois cent mille morts. Et personne ne trouve rien à redire.
Quand l’eau potable manquera sur la planète, c’est-à-dire demain, l’unité catastrophique sera probablement le milliard.
C’est par l’intériorité que le monde évolue parce qu’elle renvoie aux affects c’est-à-dire au vécu fondamental des individus.
Or, si concept n’est pas encore affectif, au sens où il n’est encore intériorisé, ce qui n’est pas conceptuel n’a aucune chance de l’être.
Je vais même jusqu’à supposer que les États appellent secrètement de leur vœux les attentats car l’ennemi se déclare ainsi clairement dans un langage parfaitement inadéquat.
Bien à vous.
L’auteur m’avait demandé de m’expliquer sur ma dernière phrase, j’ai eu le temps de lire le message mais il a disparu suite à un changement d’environnement du site.
Cette pensée que j’ai exprimée est dans doute limite mais elle m’est souvent venue spontanément à l’esprit et elle est bien évidemment invérifiable. Encore que les tenants de la théorie du complot y verraient là un argument puisque, dans cette hypothèse, l’État créerait lui-même un attentat de grande ampleur.
Il me semble que tout État sait avoir des ennemis. Dans ces conditions, il est logique qu’il préfère un ennemi inintelligent qu’un ennemi intelligent car le degré de dangerosité croît avec l’intelligence.
Or, seul l’ennemi inférieur est susceptible de se dévaloriser par l’utilisation d’un langage inadéquat et donc inexpressif. Sans compter qu’il se manifeste ainsi très clairement.
À la limite, la guerre a plus de sens, même si c’est affreux à dire, car au moins, elle tue aveuglément en grand nombre, ce qui est son objet. Car comme l’a très bien dit Bertrand Russell dans un jeu de mots utilisant left (celui qui passe l’arme à gauche) et right (celui qui est dans son bon droit) war does not determine who is right but who is left.
Bien à vous.
Le lecteur aura corrigé de lui-même, left, celui qui reste, qui est sauf, et donc qui ne passe pas l’arme à gauche
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