15 août 2007 |
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C’est sans grand étonnement que l’on apprend aujourd’hui la fermeture définitive de l’usine Magnola de Danville. Il faut dire que les activités de Magnola étaient pratiquement inexistantes depuis près de quatre ans, n’arrivant pas à concurrencer la production du magnésium chinois. Il ne restait donc plus qu’à mettre définitivement les clefs dans la porte. Ironie du sort, l’usine Magnola représentait le dernier espoir d’industrialisation pour la région d’Asbestos.
Pourtant, il y a à peine cent ans, Asbestos connaissait tout un essor grâce à la découverte de gisements d’amiante. Ainsi, la mine Jeffrey était la plus grande mine d’amiante à ciel ouvert au monde, avec ses 350 mètres de profondeur et ses 6 kilomètres carrés de superficie. Toutefois, au cours des dernières années, les campagnes européennes dénonçant les méfaits de l’amiante pour la santé ont vite fait chuter son prix, ainsi que son débit d’exportation.
L’exploitation industrielle sommeille donc à Asbestos depuis quelques années. Sa population en fait de même, laissée à elle-même et ayant comme seul recours les versements de l’aide sociale du gouvernement. Bref, il est à prévoir que demain on se souvienne davantage de la mauvaise gestion du plan de développement régional de l’État, plutôt que du temps où Asbestos représentait la force de l’exploitation des ressources naturelles et du mouvement syndical. À cette époque, il y avait encore des lampadaires sur le Boulevard du Conseil.
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