• Après Cana, bloguer pour comprendre

    31 juillet 2006 | 0 commentaire(s) | 29 affichage(s)

    Les événements du Liban sont vécus sur les blogs. Parfois avec trop de haine et de passion…

    « Où étais-tu à l’heure du crime ? _ J’étais sur le lieu du crime » écrit Peter Sloterdijk. Le philosophe ajoute : « La modernité, c’est l’impossibilité d’avoir un alibi. »

    Après ce qui s’est passé à Cana, ces mots sonnent terriblement juste. Nous sommes tous sur le lieu du crime. Blogueurs, internautes, spectateurs du journal télé. Nous n’avons aucun alibi.

    Alors, que dire ? Proclamer son opinion ? Dire sa colère sur un site « ami » ? Cracher sa haine sur un blog « ennemi » ?

    Certains sites sont devenus des lieux d’affrontement verbaux. Patrick Devedjian, député français, par exemple, a reçu trois cents commentaires sur un billet intitulé « Liban : le Hezbollah fait le malheur de tous ». Dès le lendemain, il a rappelé ses lecteurs à plus de raison. Il a trouvé des mots apaisants pour éviter de nouvelles effusions de haine.

    Rien de plus facile que de donner son avis, caché derrière son écran d’ordinateur, dans un pays en paix. Rien de plus difficile que d’écouter l’autre.

    Une des richesses des blogs est leur diversité. Lisons-les ! Pas seulement ceux qui confortent nos préjugés. Accumulons des informations. Faisons de nos blogs des points de rencontre, hyperlions-nous d’amitié, au lieu d’ajouter encore à la confusion.

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