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    Algérie, la faillite politique de la réconciliation du président Bouteflika.

    le 20 décembre 2007 | 1470 visites | 3.15 / 5 | 6 commentaire(s)
    Algérie, la faillite politique de la réconciliation du président Bouteflika.
    photo : Damien Boilley (Flickr)

    Le mardi 11 décembre, deux attentats kamikazes islamistes ébranlent la capitale algérienne Alger. Les pertes en vies humaines sont considérables, soixante deux morts et une centaine de blessés selon des sources hospitalières, le bilan le plus lourd depuis les grands massacres des civils de la Mitidja en 1997.


    Le changement du mode opératoire des terroristes islamistes qui font de plus en plus recours aux kamikazes pour accomplir ces besognes macabres, fait craindre le pire. Hormis l’attentat contre le commissariat central, rue du colonel Amirouche à Alger qui avait fait 42 morts en 1993 perpétré par un kamikaze, la quasi-totalité des autres actions armées des islamistes, répondaient au schéma classique de la guérilla. Attenta à la voiture piégée, bombe artisanale, embuscade, faux-barrages et attaques des mechtas isolées et des postes militaires avancés…

    Inauguré par l’attentat du 11 avril 2007 contre le palais du gouvernement, dans l’un des quartiers les plus sécurisé d’Alger, l’ère des bombes humaines marque un tournant dans l’approche politique du Djihad islamiste. Avec les attentats du Maroc, et la tentative d’attentat déjoué de justesse par la police tunisienne, les pays du sud du bassin méditerranéen entame la marche funeste vers la mondialisation à la mode d’El Qaêda.

    Comment pour le cas algérien, un phénomène qu’on croyait définitivement réglé avec la concorde civile et l’amnistie générale décrétée par le président Bouteflika revient au devant de la scène de façon aussi sanglante et spectaculaire ? Est ce un échec de la politique de réconciliation nationale, quasiment colonne vertébrale de la politique pour laquelle le président a été propulsé aux commandes ?

    La politique bouteflikienne de la réconciliation nationale est un échec dans la tâche qu’elle s’est assignée, à savoir ramener la paix civile. Pire encore elle a engendré une nouvelle forme d’activisme plus radical. La réconciliation nationale prônée et chantée sur tous les toits en Algérie et à l’étranger consiste en quoi exactement ?

    L’amnistie générale a fait sauter les verrous des prisons algériennes pour remettre en liberté tous les condamnés dans des affaires de terrorisme. L’arrêt immédiat de toutes les poursuites à l’encontre des membres des groupes terroristes qui accepteraient de cesser leur activité. Le blanchiment de tous les acteurs de la tragédie algérienne qu’ils soient militaires ou intégristes islamistes.

    Pour accompagner cette politique une batterie de mesure destinée à la réinsertion des repentis a été prise. Sur le plan social avec des indemnisations des repentis et la création d’un statut informel du repenti avec des avantages en matière d’accession au logement et au travail. Au niveau juridique, par crainte de représailles des familles des victimes, une interdiction de porter plainte ou d’importuner les repentis a été signifiée à ces dernières.

    Sur le plan politique, les chefs terroristes qui ont négocié avec les émissaires du président donnent une autre lecture politique de la réconciliation qu’ils qualifient de trêve et non de reddition. Le plus médiatique d’entre eux l’émir national de l’AIS la branche armée du FIS dessous, Madani Mezrag n’hésite pas à parler de ce qu’il considère une victoire militaire. Victoire, selon lui, qui ouvre droit à l’exercice de la politique au sein d’une formation que le gouvernement se doit d’autoriser par agrément.

    La négociation a porté aussi sur le trésor de guerre des organisations terroristes qui s’élève à plus d’une dizaine de milliards. Trésor amassé sur les victimes du racket, des assassinats dans des faux barrages légion tout de la décennie rouge. Le gouvernement autorise ces détenteurs à l’investir dans ce que bon leur semble. Couvrant ainsi l’une des plus importantes opération de blanchiment d’argent, au profit de future véritable nabab dans certaines localités.

    La réconciliation nationale et l’amnistie des criminels et de tous les autres violeurs et aliénés du péril islamiste et autres des services de sécurité a faussé les repères traditionnels du citoyen modeste. La réhabilitation par les dirigeants politiques sensés donner la mesure des valeurs morales, de tous ceux qui quelques temps auparavant personnifiés le mal absolu a sonné le glas de la valeur du travail, de l’honnêteté et de la méritocratie. Présenter le modèle du terroriste comme exemple promotion sociale est l’aspect le plus néfaste de l’entreprise criminelle de Bouteflika.

    Ce renversement des valeurs a conduis à la trivialité de l’acte terroriste, qui n’est plus considéré moralement comme mal. L’acte demeure et garde intacte sa nature d’infraction certes, mais qui peut être payante pour celui qui ne se fait pas prendre. A la périphérie de la situation politique, l’explosion de la délinquance et de la criminalité dans les villes algériennes trouve ses origines dans ce manque de discernement entre le bien et le mal provoqué par cette transgression permanente des lois de la raison.

    L’amnistie générale des criminels constitue un appel d’air à tous ceux qui considèrent que le laxisme face au crime les autorise à en faire autant. Parmi eux il y a sûrement des petits bandits du dimanche pour qui les faux barrages sont la relique algérienne du vol à main armé. Sauf qu’il y a aussi, même s’ils sont une infime minorité, des individus qui croient dur comme fer au Djihad au nom de la Oumma. Pour ces martyrs, crever pour crever, autant trouver au bout des flammes le paradis.

    Au nom d’une politique sans lendemain qui vise à satisfaire les seigneurs du moment, plus soucieux de leur business, l’Etat de droit a été mis en berne. Au détriment du droit international et des textes de loi de la justice algérienne un précédent moral en faveur de l’anarchie et du désordre est instauré. Ne faut-il pas convoque un tribunal pénal international pour l’Algérie ? Mais cette fois-ci pour se substituer aux tribunaux algériens dans des affaires criminelles de droit commun.

    Si rien n’est fait pour prendre sérieusement le problème du terrorisme et non l’utiliser comme une arme géostratégique, une partie de l’Europe qui a refusé de s’engager en Irak se retrouvera avec un Bagdad à moins de deux heures de vol de Paris. C’est ainsi, quand on refuse de se rendre en Irak c’est l’Irak qui va s’inviter en Occident.

    Publie.ca!
    Mots-clés : algérie et Politique

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  • 6 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    • Rayann

    c’est du n’importe quoi !! cette politique a été reussie pendant quelques années. Cette nouvelle tentative de destabilisation du pays n’a d’interet que d’apporter un media au Al Qaida. Il ne faut pas oublier que le terrorisme conptait 6000 membres pendant la décennie noire. Ce n’est pas quelques illiminés qui se battent pour cause perdue d’avance qui fera revenir le pays en arrière. Alors, au lieu de condamner une politique politicienne et de faire des phrases pompeuses qui prouvent vos hautes études, analysez la situation, voir pourquoi le pays est victime d’un tel acharnement et ce n’est pas en faisant un article de 3000 mots que vous réussirez a mobiliser l’opinion. Il est facile d’écrire ce genre de lubbie quand on est de l’extérieur. Vu de l’intérieur, les choses sont autres, Monsieur-Zahir-Le-Journaliste.

    20 décembre 2007 | répondre | permalien
    • economia

    C’est faux. Ces attentats sont l’oeuvre de mains etrangeres En effet Bouteflika a annulé les contrats illégaux signés par DICK CHENEY Tapez algerie +cheney et vous comprendrez !!!

    20 décembre 2007 | répondre | permalien
    • economia

    Exactement Rayann Bouteflika est le pillier du redressement de l’Algerie Toute l’Algerie est avec lui Le pire ds son article c qu’il ose critiquer la France de ne pas avoir envahit l’Irak.

    20 décembre 2007 | répondre | permalien
    • Antar

    Non mais je rêve ou quoi ?! Vous avez bien commencé votre article mais la suite c’est carrément une DIARHÉE VERBALE et c’est le moins qu’on puisse dire ! Quand à la fin, c’est pire que ça ! Vous reprochez aux européens (les français spécialement) de ne pas s’être engagés (envahi) en Irak et vous leurs demandez d’envahir l’Algérie ?!?! Vous avez perdu la raison monsieur. Un algérien, un vrai.

    20 décembre 2007 | répondre | permalien
    • fayçal

    je suis toute à fais d’accord avec vous ,il faut une justice contre les criminéls, malheueusement ,ils sont tous complices ,vive l’algerie du President Boudiaf ,vive l’algerie de Said Mekbel Journaliste du quotidien le matin assassiner à hussen dey, et l’officier de police moumen Alie assasiner à l’Arbaa la listes est malheureusement longue ,il serait temps au peuple algerien de se soulever contre la lacheté islamiste , et contre leur complices ! ! ! !votre article est tres bien .

    21 décembre 2007 | répondre | permalien
    • ferhat

    c’est comme si on copare l’algérie a un pays sans lois, imagine les jeunes actuellement en algérie regrète ne pas être téro !! vous savez pourquoi, parceque ils ont tous une situation stable, riche malgré le mal qu’ils fait. mais nos chomeur sont encore chomeur à 40 et 50 ans aucune situation.

    alors les voyos du dimanche sont la à cause justement de leurs exemples les téros, qui ont tué et reussi leur vie et je vous assure ils ont le respect.

    j’été dans un bus à alger avec un fond de musique, un boulahya est rentré et c’est bon plus de musique. un mec a demander pourquoi le chaufeur lui a répondu : c’est ancien dhihadiste il a tous les droits même avec justice.

    21 décembre 2007 | répondre | permalien

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