La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.
(cliquez sur les images pour les agrandir)
Dans un billet précédent, je mentionnais qu’en cas d’attaque par les États-Unis, l’Iran pourrait provoquer un choque pétrolier sans précédant en bombardant les terminaux pétroliers et gazier des « alliés » des États-Unis dans la région, soit le Koweït, l’Iraq, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, le Qatar et les Émirats Arabes Unis en plus d’arrêter ses propres exportations. Ces pays exportent 16 millions de barils de pétrole par jour, soit l’équivalant des importations des États-Unis et de la Chine combinés ! Mais après avoir écrit ce billet, le doute me pris, même si la majorité des réserves pétrolière d’Arabie Saoudite longent le Golf persique, il se pourrait qu’une partie significative des terminaux pétroliers soient sur la Mer rouge, dans quel cas ils seraient plus à l’abri de l’Iran.
Le champs pétrolier Ghawar en Arabie Saoudite est les plus grand champ pétrolier au monde, et avec sa production de plus de 5 millions de barils de pétrole par jour il compte pour au moins la moitié de la production saoudienne et 6,25% de la production mondiale de pétrole. Or, sur Google Maps, on peut suivre les oléoduc et gazoduc partant de Ghawar. En suivant leur parcours, on se rend compte qu’ils mène à quatre sites autour de la ville de Najmah (le point vert et les trois points rouges sur la carte tout en haut), directement sur le Golf persique face à l’Iran, exactement au point d’Arabie Saoudite le plus près d’Iran ! De ces quatre sites, trois sont des terminaux pétroliers (photo ci-haut) et un (le point vert) est une centrale électrique (photo ci-bas). Par ailleurs, si on suit les fils haute-tension qui partent de la centrale électrique on se rend compte que cette centrale alimente toute la côte de l’Arabie Saoudite en électricité en plus d’alimenter le champ pétrolier Ghawar lui-même en électricité. Une frappe iranienne sur ces quatre sites permettrait donc non seulement d’empêcher l’exportation de la production pétrolière de Ghawar mais aussi l’arrêt de la production de Ghawar pour manque d’électricité.
Il semble très difficile de voir comment les États-Unis et l’Arabie Saoudite pourraient se prémunir d’une telle attaque à moins de construire des oléoduc de Ghawar à la Mer rouge et de construire une autre centrale électrique ailleurs. Les États-Unis ont promis de protéger leurs « alliés » avec un bouclier anti-missile en cas de guerre, mais comme tous les essaies ont révélés jusqu’à présent, ce bouclier ne marche pas.
/BOUCLE_video>Je crois que cet article est un bon exemple de ce que les medias citoyens sont à faire à la politique. Evidemment, ce que vous dites est connu des autorités et les cartes google sont sans doute sous contrôle NSA. La nouveauté, c’est que vous introduisez cet élément au palier de Quidam Lambda... et que toute sa vision du conflit va changer, avec les retombées qu’on peut anticiper sur son soutien à cette entreprise. La même nouvelle reprise dans le monde entier, pour ça et pour tout... et la face du monde va changer. L’arme secrète, c’est la transparence. Nous aurons une Nouvelle Société.

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
À propos de Cent papiers | Tous droits réservés, Cent Papiers 2006-2007 | Roule sous Spip 1.9.2b | Design: Olivier Niquet | Écrivez-nous !