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Les secrets de la R?serve F?d?rale, institut d??mission mon?taire des ?tats-Unis

Image: J.P. Morgan et J.D. Rockefeller vers 1910

Contrairement ? une croyance g?n?rale, l?institut d??mission des Etats-Unis est, en fait, une machine ? fabriquer de l?argent d?tenue par un cartel bancaire priv?, qui gagne d?autant plus que les taux sont ?lev?s. Mine de rien, il imprime des dollars ? bon march? et les revend plus cher.

L?institut d??mission des Etats-Unis, appel? aussi ??R?serve f?d?rale?? ou ??FED??, revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s?il va modifier son taux directeur ou non.

L?abr?viation FED se rapporte au ??Board of Governors of the Federal Reserve System??, c?est-?-dire ? la conf?rence des gouverneurs du ??Federal Reserve System?? ?rig? il y a 93 ans.

Il s?agit non pas d?une ?banque centrale traditionnelle, mais de la r?union de cinq banques priv?es r?gionales tout d?abord, de douze banques actuellement, diss?min?es aux Etats-Unis, habilit?e chacune ? porter le nom de Federal Reserve Bank, un petit nombre d?initi?s seulement sachant ? qui elles appartiennent.

Un seul point est certain?: elles n?appartiennent pas ? l?Etat. N?anmoins, elles exercent les fonctions d?un institut d??mission de l?Etat.

Elles prennent leurs d?cisions au sein du Federal Reserve Board, dont le pr?sident les repr?sente ? l?ext?rieur et dont les s?ances ont lieu ? Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques priv?es est la Federal Reserve Bank of New York, qui contr?le l??norme place financi?re de cette ville.

Privil?ges d?une machine ? fabriquer de l?argent


Ce cartel de banques priv?es dispose de privil?ges incroyables, dont trois doivent ?tre soulign?s?:

En imprimant des dollars, la FED convertit ? moindres frais du papier sans valeur en dollars et pr?te ceux-ci aux Etats-Unis ainsi qu?? d?autres Etats et ? d?autres ?banques contre reconnaissances de dettes.
Au cours de son histoire, le cartel a donc cr?? des milliards de cr?ances ? partir du n?ant et encaiss? des int?r?ts en permanence, ce qui lui assure un profit annuel atteignant des milliards.

Ainsi, aucun gouvernement am?ricain ne doit se faire des soucis ? propos du d?ficit budg?taire, tant que ces messieurs en complet sont ? ses c?t?s et ? tel est le cas du financement des guerres durant la pr?sidence de Bush ? mettent en branle la planche ? billets en cas de besoin.

Le privil?ge des int?r?ts permet ? la FED de fixer elle-m?me les taux et il est ?vident qu?elle a le plus grand int?r?t ? encaisser les plus hauts int?r?ts possibles. Les taux at?teignent donc un niveau souvent particuli?rement ?lev? et occasionnent p?riodiquement des crises ? ce qui est le cas actuellement [2007] et donne l?occasion ? la FED d?intervenir ult?rieurement comme sauveur.

Les int?r?ts op?rent en permanence une ponction sur le pouvoir d?achat des citoyens am?ricains en faveur des banquiers de la FED, par les int?r?ts des cr?dits comme par les imp?ts transform?s en int?r?ts dus ? la FED en raison de l??norme service de la dette publique.

Modifiant constamment les taux d?int?r?t, la FED change les conditions cadres de la plus grande ?conomie du globe et de la plus importante bourse des actions, celle de Wall Street, qui, principale bourse du monde, diffuse des signaux en direction des autres bourses.

Pour ?tre en mesure de r?soudre les crises bancaires, la FED g?re les r?serves mon?taires de ses banques membres (r?mun?r?es ? raison de 6% par ann?e), qu?elle remet ? disposition du syst?me bancaire lors de l??clatement d?une de ces crises.

Actuellement [2007], la FED s?efforce de pr?venir, en fournissant ? maintes reprises des liquidit?s aux banques, une crise financi?re mondiale caus?e par le krach du syst?me de financement immobilier am?ricain. Comme de nombreuses banques am?ri?caines de cr?dit hypoth?caire ont sagement li? leurs cr?dits ? des papiers-valeurs et transmis ainsi leurs probl?mes ? des banques europ?ennes, celles-ci ont commenc? aussi ? vaciller.

Mais c?est la FED et son ancien pr?sident, Alan Greenspan, qui ont provoqu? cette crise. En abaissant rapidement et dramatiquement les taux d?int?r?t ? apr?s avoir port? le taux directeur jusqu?au niveau exorbitant de 6% ?, et avoir approvisionn? l??conomie am?ricaine excessivement en liquidit?s, Greenspan avait tent?, ? partir du 3 janvier 2001, d?enrayer la plus forte chute boursi?re depuis 50 ans.

Au 25 juin 2003, le taux directeur ?tait tomb? ? son niveau minimal de 1%, ce qui avait permis aux banques d?octroyer des cr?dits aux taux extr?mement bas et ce qui avait fait tomber de nombreuses familles dans le ??pi?ge du cr?dit??, les incitant ? acheter des logements ? cr?dit, ? des conditions auxquelles elles ne pouvaient faire face qu?? des taux bas.

Crise provoqu?e par la FED

A la fin du cycle des taux d?int?r?t, Greenspan avait provoqu? une situation qui avait d?clench? une avalanche.
En effet, la FED a major? douze fois de 0,25% son taux directeur, du 30 juin 2004 au 29 juin 2006, le portant alors ? 5,25%. Il d?passe ainsi de 525% le taux fix? il y a quatre ans?!

Les taux fix?s pour les cr?dits hypoth?caires sont mont?s en cons?quence et ont atteint un niveau que toujours davantage de familles ne peuvent pas supporter. Comme la propension ? ?pargner est actuellement n?gative aux Etats-Unis, que la plus grande partie de la population doit recourir au cr?dit et que les carnets ?d??pargne ne jouent gu?re de r?le, la crise s?accentue.

Vu que, depuis l?ann?e pr?c?dente, toujours davantage de bailleurs de fonds hypoth?caires sont ? tout comme leurs clients ? en retard dans leurs paiements ? d?autres banques, le syst?me bancaire est en crise, celle-ci ayant atteint un point culminant en ao?t 2007, lorsque la FED et la Banque centrale ?europ?enne (BCE) n?ont pu stabiliser le syst?me que par plusieurs injections de liquidit?s.

La crise des liquidit?s bancaires s?est imm?diatement r?percut?e sur la bourse, qui r?agit g?n?ralement de mani?re sensible aux variations de taux de la FED. En effet, la hausse des taux rend les titres ? int?r?t fixe plus attrayants que les actions, freine l??conomie, est donc un poison pour la bourse et abaisse les cours des actions. Ainsi a commenc? septembre 2007.

Les motifs des banques de la FED
Pour comprendre la mani?re d?agir et les motifs de la FED, qui paraissent parfois curieux, il faut jeter un coup d??il sur l?histoire de l?institut d??mission.

La proposition d??tablir une banque centrale est due au banquier allemand Paul Warburg.

La crise financi?re et bancaire d?clench?e en automne 1907 par la faillite de Knickerbocker Trust Co. et la situation mena?ante de Trust Company of America a mis en p?ril 243 banques, car aucune institution n??tait en mesure de mettre temporairement des fonds ? leur disposition pour surmonter leurs difficult?s de paiement.

Dans un discours prononc? peu de mois auparavant ? la Chambre de commerce de New York, le banquier John Pierpont Morgan avait pr?vu par hasard cette crise et appel? ? fonder une ?banque centrale. La crise se pr?tait ? merveille au soutien de cette revendication. Par la suite, Morgan a jou? un r?le essentiel, ? l?arri?re-plan, dans la r?alisation du projet.

Initialement copropri?taire de la banque Warburg de Hambourg, Paul Warburg avait ?pous? en 1893, lors d?un s?jour aux Etats-Unis, la fille de Salomon Loeb, de la banque new-yorkaise Kuhn, Loeb & Co., qui a fait de lui et de son fr?re Felix des partenaires de la banque (fusionn?e en 1977 avec ?Lehman Brothers).

Pourvu g?n?reusement par la Banque ?Kuhn Loeb d?un salaire annuel de 5 millions de dollars, Paul Warburg s?est occup? uniquement, pendant les six ans qui ont suivi la crise bancaire, d?une ??r?forme bancaire?? tendant ? ?riger une banque centrale d?apr?s le mod?le de la Banque d?Angleterre, laquelle appartenait alors ? des banquiers priv?s.

Ce faisant, il a ?t? soutenu par le s?nateur Nelson D. Aldrich, beau-p?re du premier h?ritier milliardaire am?ricain, John D. Rocke?feller junior, connu comme porte-parole du banquier J.P. Morgan au Congr?s des Etats-Unis.

Conspiration au yacht-club de Jekyll Island
En novembre 1910 finalement, un groupe de personnes tri?es sur le volet s?est rassembl?, sous pr?texte d?une excursion de chasse, dans un wagon de chemin de fer aux jalousies ferm?es du yacht-club que poss?dait le banquier J.P. Morgan ? Jekyll Island, en G?orgie.

Lors de cette r?union secr?te, tax?e ult?rieurement de conjuration, Paul Warburg, repr?sentant de Kuhn Loeb et d?autres banques ainsi que deux banquiers de J.P. Morgan, repr?sentant aussi les int?r?ts du groupe Rothschild, et deux du groupe Rockefeller ont d?cid? d?aider le s?nateur Aldrich ? r?diger en neuf jours un projet de loi que le R?publicain vaniteux entendait pr?senter en son nom au Congr?s.

Il s?agissait non pas d?une banque centrale, mais seule?ment d?une soci?t? priv?e nationale de r?serve dont plusieurs comptoirs devaient ?tre diss?min?s aux Etats-Unis et dans lesquels des banques affili?es volontairement de?vaient d?poser des r?serves mon?taires de crise.

En raison de ses relations bien connues avec le centre financier et boursier de Wall Street, Aldrich a ?chou?, la majorit? m?fiante des d?put?s voyant ? juste titre dans son projet un plan tendant ? assurer ? un cercle restreint de banquiers puissants et li?s les uns aux autres une position dominante et, partant, la possibilit? de r?aliser des profits ?normes dans l??conomie am?ricaine.

Les requins de Wall Street ne se sont ?videmment pas d?courag?s et ont profit? des ?lections pr?sidentielles de 1912 pour faire ?lire le candidat d?mocrate ?Woodrow Wilson, qu?ils ont soutenu massivement sur le plan financier.

Pendant la lutte ?lectorale, il s?est fait passer pour un adversaire du ??Wall Street Money Trust?? et a promis au peuple un syst?me mon?taire exempt de main-mise des banquiers internationaux de Wall Street. En fait, la conception de la banque centrale a ?t? ?labor?e par le groupe?ment qui semblait avoir perdu la partie.

En tout cas, les Schiff, Warburg, Kahn, Rockefeller et Morgan avaient mis? sur le bon cheval.
Sous le titre de ??Federal Reserve Act?? qui dissimule sa port?e et qui pr?tendument r?duit ? n?ant le projet de banque centrale formul? par Wall Street, ils ont d?vers? le 23 d?cembre 1913 sur des d?put?s d?mocrates des mieux dispos?s et avec le soutien du pr?sident Wilson, un projet de loi tr?s peu modifi? et ont requis l?approbation du Congr?s alors que de nombreux d?put?s non inform?s prenaient d?j? leurs vacances de No?l et que tr?s peu avaient lu le texte du projet.

Le plus grand cartel du monde

Les rares d?put?s qui ont per?u la nature de ce jeu pervers n?ont gu?re pu se faire entendre. Avec sagesse, le conservateur ?Henry Cabot Lodge senior a pr?vu ??une inflation ?norme de moyens de paiement?? et que ??la monnaie d?or serait noy?e dans un flux de papier-monnaie non ?changeable??.

Apr?s le vote, Charles A. Lindbergh senior, le p?re du c?l?bre aviateur, a d?clar? au Congr?s?: ??Cette loi ?tablit le cartel le plus important au monde [?] et l?galise ainsi le gouvernement invi?sible de la puissance financi?re [?]. Il s?agit du projet de loi Aldrich d?guis? [?]. La nouvelle loi provoquera de l?inflation tant que le cartel le souhaitera [?].??
Lindbergh avait raison, comme le prouve le ??privil?ge du dollar??. Avant l??tablissement du Syst?me f?d?ral de r?serve, des banques priv?es avaient d?j? imprim? des billets. Dans les ann?es soixante du XIXe si?cle, il y avait encore 8000 sortes de billets, ?mises par des ??State Banks?? priv?es avec l?autorisation de l?Etat. A partir de 1880, 2000 banques pourraient avoir encore ?mis leurs propres billets. Depuis 1914, le chiffre s?est limit? ? la douzaine de banques privil?gi?es.

Quand le pr?sident Abraham Lincoln a eu besoin d?argent, en 1861, pour financer la guerre civile et que les cr?dits des ?banques Rothschild, financiers traditionnels des guerres, lui sont devenus trop chers, il a ?lud? le privil?ge des banques priv?es et fait imprimer un billet d?Etat, le ??Greenback??. Il ne devait pas survivre longtemps ? cette d?marche t?m?raire. En 1865, il a ?t? assassin? par un tireur isol?, abattu lui-m?me lors de sa fuite.

Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, a suspendu l?impression de billets pour des raisons inexplicables.

Le prochain pr?sident qui a voulu redonner ? l?Etat le monopole de l?impression de billets a ?t? John F. Kennedy.

Tentative de Kennedy de priver la FED de son pouvoir
Peu de mois avant son assassinat, John F. ?Kennedy a ?t? semonc? par son p?re Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. ??Si tu le fais, ils te tueront?!??

Mais le pr?sident ne s?est pas laiss? dissuader. Le 4 juin 1963, il a sign? l?acte ex?cutif num?ro 111 110, abrogeant ainsi l?acte ex?cutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l?Etat et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques priv?es.

Apr?s que quelque 4 milliards de dollars en petites coupures nomm?es ??United States Notes?? eurent d?j? ?t? mises en circulation et alors que l?imprimerie de l?Etat s?appr?tait ? livrer des coupures plus importantes, Kennedy a ?t? assassin? le 22 novembre 1963, soit 100 ans apr?s Lincoln, par un tireur isol? abattu lui-m?me lors de sa fuite.

Son successeur s?appelait Lyndon B. Johnson. Lui aussi a suspendu l?impression de billets pour des raisons inexplicables. Les douze banques f?d?rales de r?serve ont retir? imm?diatement les billets Kennedy de la circulation et les ont ?chang?s contre leurs propres reconnaissances de dette.

Gr?ce ? son monopole de production illimit?e d?argent, le cartel bancaire du Syst?me f?d?ral de r?serve dispose d?une ?norme machine ? fabriquer de l?argent, qui lui permet de gagner ?norm?ment.

Qui se cache derri?re ce syst?me est un secret bien gard?. Car il faut distinguer entre les banques propri??taires et les simples banques membres, qui d?posent des r?serves mon?taires pour, le cas ?ch?ant, ?tre sauv?es par la suite.

Il y a quelques ann?es, la Federal Reserve Bank of New York a publi? les noms de ces banques membres, qui n?ont par ailleurs aucun droit. La r?mun?ration annuelle de leurs d?p?ts se chiffre ? 6%. Mais le niveau de leurs parts est tenu secret comme les noms des propri?taires des banques f?d?rales de r?serve, initialement trois, aujourd?hui quatorze.

Critique apr?s le krach de 1929

Paul Warburg a refus? la pr?sidence du Federal Reserve Board en 1910, alors que ce juif allemand ? l?accent prononc?, juste avant le d?but de la guerre contre l?Allemagne, venait d?acqu?rir la nationalit? des Etats-Unis. Toute?fois, il devint membre du Conseil d?administration et du puissant Council on Foreign Relations, qui passe encore aujourd?hui pour le berceau des politiciens am?ricains et des banquiers de la FED.

Les efforts qu?il a d?ploy?s pendant de longues ann?es pour fonder l?institut d??mission am?ricain lui ont valu non seulement de l?argent et des honneurs dans la haute finance, mais aussi la pire exp?rience de sa vie. En 1928, il a exig? sans succ?s une limitation de la circulation mon?taire afin de freiner la sp?culation boursi?re qui rappelait la ru?e vers l?or. Mais ceux qui ?taient dispos?s ? l?entendre sont rest?s rares?; on le nommait la Cassandre de Wall Street.

Apr?s le krach d?octobre 1929, il devint la cible de ceux qui avaient perdu leur patrimoine. Des rumeurs, des brochures et des articles de presse l?ont d?crit, lui qui avait tent? d?entraver les catastrophes financi?res, comme ??l?auteur non am?ricain?? de la panique boursi?re d?alors. On a pu lire que ??Paul Warburg avait pr?t? avec sa bande de l?argent au Syst?me f?d?ral de r?serve afin de mettre en mains juives les finances am?ricaines et d?exploiter l?Am?rique jusqu?? son ?puisement.?? De telles l?gendes se sont poursuivies jusqu?? la Seconde Guerre mondiale.

Aigri par ces attaques, il est d?c?d? en 1932. En 1936-1937, les cours des actions ont baiss? de 50%, en 1948 de 16%, en 1953 de 13%, en 1956 de 13%, en 1957 de 19%, en 1960 de 17%, en 1966 de 25% et en 1970 de 25%. Ont suivi le krach ?d?octobre 1987, les chutes de cours de 1990, 1992 et de 1998 ainsi que, finalement, la forte baisse d?avril 2000 ? mars 2003 et la crise actuelle qui a commenc? en ao?t/septembre 2007 et dont les effets sont incertains.
Aujourd?hui, on r?pand le bruit ? mais ne le confirme pas ? que le groupe bancaire Rocke?feller d?tient 22% des actions de la Federal Reserve Bank of New York et 53% de tout le Syst?me f?d?ral de r?serve. Principal acqu?reur de bons du Tr?sor des Etats-Unis, la Banque du Japon poss?derait 8% de ces actions. On attribue 66% aux banques purement am?ricaines et 26% aux vieilles ?banques europ?ennes (dont 10% aux banques Rothschild).

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