• Serge-André Guay

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    • Marié et père de quatre enfants, Serge-André Guay est né à Lévis (Québec, Canada) en 1957. De formation autodidacte et travailleur autonome depuis 25 ans, il a tout d'abord été animateur, commentateur, chroniqueur, journaliste, recherchiste et rédacteur en chef au service de différents médias québécois et ontariens. Puis, son expérience des médias et un stage de formation en Europe font de lui un éducateur aux médias dont les interventions sont recherchées par le milieu scolaire. Ensuite, à titre de consultant, l'utilité de ses plans d'action en communication et en marketing est vite appréciée. Depuis 1990, il développe une expertise hautement spécialisée en recherche marketing, soit l'étude des motivations d'achat des consommateurs, axée sur l'évaluation prédictive du potentiel commercial des produits et des services, nouveaux et améliorés. Pour ce faire, il retient la méthode et l'approche indirecte proposées par le chercheur américain Louis Cheskin, à qui il accorde le titre de premier scientifique du marketing. Depuis, il a étudié les réactions sensorielles involontaires et les réactions inconscientes de plus de 25,000 consommateurs dans le cadre de plus d'une centaine d'études des motivations d'achat pour différents manufacturiers et distributeurs canadiens. Il a signé de nombreux articles et donné plusieurs conférences percutantes. Il a aussi publié une série de vingt-quatre études traitant du caractère scientifique du marketing sous le titre “Science & Marketing ”, Prédire le potentiel commercial des biens et des services”. À ses yeux, le marketing doit renouveler son efficacité sur des bases scientifiques rigoureuses. Il n'hésite pas à questionner les idées reçues. Animé par une profonde réflexion sur la conscience et la condition humaine, il est un « penseur-entrepreneur », à la fois fonceur et analytique. En 2000, il écrit un essai de gouvernance personnel sous le titre J’aime penser – Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se donne raison. En juin 2003, il met sur pied la Fondation littéraire Fleur de Lys, premier éditeur libraire francophone sans but lucratif en ligne sur Internet.

    35 millions de dollars chez le diable !

    13 octobre 2009 | 1 commentaire(s) | 147 affichage(s)
    Flickr: Dan Queiroz

    Flickr: Dan Queiroz

    Guy Laliberté a perdu toute crédibilité à mes yeux en annonçant qu’il venait de se payer un voyage de 35 millions de dollars dans l’espace. Depuis mon adolescence, toutes les escapades de l’homme dans l’espace m’apparaissent comme un mauvais placement face aux misères de l’homme ici bas. Je n’ai jamais pu réconcilier cette image de l’enfant victime de la famine avec celle du premier pas de l’homme sur la Lune.

    Combien de puits d’eau potable creuse-t-on avec 35 millions de dollars ? Des milliers !

    Guy Laliberté souffre du syndrome du spectacle, comme bon nombre de donateurs. Ces gens préfèrent mettre en scène leurs dons dans un spectacle où ils tiennent le premier rôle au lieu de prendre le chemin le plus court pour aider autrui, remettre tout simplement l’argent à ceux qui en ont besoin, sans détour et sans artifice. On m’a enseigné chez les scouts que le vrai philanthrope agit avec humilité et dans l’anonymat, c’est-à-dire sans rechercher ni les honneurs ni les feux de la rampe pour sa «bonne action» (B.A.). La vantardise, même au nom d’une bonne cause, n’a pas sa place. Mon fils Benoît a bien compris la leçon en répondant par cette question à ceux et celles qui se vantent de leurs B.A. quotidiennes : «Veux-tu une médaille ?».

    «35 millions chez le diable !» peut dire l’enfant malade en manque d’eau propre. Qu’est-ce qui est le plus urgent ? Faire le tour de la Terre dans l’espace ou aider cet enfant sans plus tarder !

    Il y a des centaines de fondations d’entraide à travers le monde, les deux pieds sur Terre, qui travaillent depuis des dizaines d’années pour améliorer le sort de millions d’hommes, de femmes et d’enfants indigents. Pourquoi mettre sur pied une autre fondation plutôt que de venir en aide à celles qui existent déjà ? Le temps nous manque nous dit-on. Alors, pourquoi le perdre en créant une administration de plus et ainsi diviser les forces en présence ?

    Ce n’est pas logique à moins de vouloir s’inscrire dans ce que je nomme «l’industrie de la pauvreté». L’aide aux pauvres est devenue une véritable industrie au cours des 30 dernières années. Je serais curieux de connaître le nombre de personnes qui gagnent grassement leur vie sur le dos de l’aide aux pauvres. Jadis, les gouvernements croyaient que leur aide financière rejoindrait davantage les nécessiteux en supportant les organismes sur le terrain. Mais est-ce toujours le cas aujourd’hui avec la multiplication des membres du personnel permanent de ces organismes subventionnés ? Car avec l’idée qu’il faut du personnel permanent pour encadrer le travail de bénévoles, certains organismes d’entraide sont devenus de véritables industries de la pauvreté. Autrement dit, la pauvreté est devenue au fil des ans une simple «matière première» pour plusieurs intervenants salariés.

    Je ne suis pas anarchiste. Je comprends très bien les besoins structurels. Mais je suis d’avis qu’il y a trop de structures ou, si vous préférez, qu’il n’y a pas aucun besoin pour de nouvelles structures, y compris la Fondation de Guy Laliberté.

  • Un commentaire

    • Pobe

    35 millions pour rassembler une planète et renforcer les liens entre les pays. C’est très peu comme dépense!

    Cet homme aurait pu utiliser son 35 millions à réaliser ses besoins personnels. Il en a fait autrement.

    Guy Laliberté a pris son argent pour combiné ses rêves et mobiliser la planète sur un enjeu encore trop mal communiqué. Son geste est incroyablement gagnant pour la planète et pour lui. Cet homme est un modèle de succès à suivre et son action mérite les honneurs.

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