Accueil / T Y P E S / Articles / 20 ans apr?s le lac Meech? Pas grand-chose
Cette semaine, tout le gratin politique f?te et se rappelle les 20 ans de l?Accord du lac Meech et son ?chec. Il semble, par contre, que ces souvenirs n??clatent pas dans les chaumi?res en raffermissement adroit d?objections et de discernement. Quel ?tait le fondement de cet accord, pour justifier autant de remous, principalement en face du [...]

___________________________________ Politicoblogue.com \ Parce que la politique est partout!

20 ans apr?s le lac Meech… Pas grand-chose

20 ans apr?s le lac Meech? Pas grand-chose

lac-meech-300x220

Photo : Jacques Grenier – Le Devoir / Brian Mulroney et Robert Bourassa en 1985.

Cette semaine, tout le gratin politique f?te et se rappelle les 20 ans de l?Accord du lac Meech et son ?chec. Il semble, par contre, que ces souvenirs n??clatent pas dans les chaumi?res en raffermissement adroit d?objections et de discernement.

Quel ?tait le fondement de cet accord, pour justifier autant de remous, principalement en face du Qu?bec, pr?s d?un quart de si?cle apr?s sa d?confiture?

Rappelons-nous que l?accord pr?sentait essentiellement cinq modifications ? la Constitution canadienne :

  1. Une reconnaissance du Qu?bec comme soci?t? distincte;
  2. Que le Qu?bec et les autres provinces disposent d?un droit de veto ? l??gard de certains amendements importants ? la Constitution;
  3. Le droit de retrait d?une province, avec compensation, de tout programme initi? par le gouvernement f?d?ral dans un domaine de comp?tence provinciale;
  4. Une reconnaissance accrue des pouvoirs provinciaux en immigration;
  5. Que les trois juges qu?b?cois de la Cour supr?me du Canada soient nomm?s par le gouvernement f?d?ral sur proposition du gouvernement du Qu?bec.

?videmment, chacune de ces mutations avait pour but de bloquer le Qu?bec, dans la l?gislation Canadienne et de donner les pleins pouvoirs au Canada sur le destin du Qu?bec, tout en for?ant la main de la province francophone ? la ratification de la Constitution canadienne. Malgr? tout, le point un repr?sentait pour plusieurs, une ouverture de la part du Canada sur les pr?occupations politiques du Qu?bec. En raison d?une vive opposition et de l??chec du vote relatif au Manitoba, l?accord ne s?est jamais concr?tis?. C?est pour faire suite ? cet ?chec que le Bloc Qu?b?cois fut fond?, sous forme de coalition, apr?s le d?part de plusieurs membres du Parti lib?ral et du Parti progressiste-conservateur.

Cette coalition informelle, qui se voulait initialement temporaire, devait d?fendre et promouvoir, au parlement f?d?ral, le projet de souverainet? jusqu?au lendemain de la victoire r?f?rendaire.

Au fil du temps, en face de deux d?faites r?f?rendaires, l?utilit? du Bloc ? toujours ?t? remis en cause. Les Qu?b?cois ont limit? leur col?re et leurs indignations. Les Qu?b?cois se sont eux-m?mes peintur?s dans le coin, laissant toute la place au Canada et ? ses machinations.

Absorb?s par les illusions que nous donnent le Canada, le peuple qu?b?cois ? cesser de croire aux forces qu?il poss?de. Stephen Harper a soutenu cette v?reuse cavalcade.

En 2006, alors que le Bloc Qu?b?cois s?appr?tait ? pr?senter une motion accordant au Qu?bec sa reconnaissance comme nation, le premier ministre Harper a sabord? le Parlement canadien en proposant la d?finition du Qu?bec comme nation au sein d?un Canada uni ((http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2006/11/22/002-Harper-nation-Quebec.shtml)). L?intention ?tait de faussement r?soudre une probl?matique politique en leurrant la population qui soutenait le Bloc Qu?b?cois. En donnant l?illusion, par un jeu de mots habile, d?une ouverture de la part du gouvernement canadien, Stephen Harper colmatait temporairement une br?che.

Subs?quemment, ce que certains appellent le ??f?d?ralisme d?ouverture?? ((http://irq.qc.ca/journal/2007/6/12/de-la-reconnaissance-du-quebec-a-celle-des-quebecois-retour.html)) est rapidement accus? d?opportunisme ?lectoral par les sceptiques. D?ailleurs, le colloque ??20 ans apr?s Meech??, organis? par le Bloc Qu?b?cois, proposait une r?flexion sur l?avenir du Qu?bec au sein du Canada, mais quel avenir? Il semble que nous subissons les politiques de deux gouvernements (provincial et f?d?ral) r?actionnaires et malicieux, le Qu?bec perd de plus en plus de plumes et est laiss? ? lui-m?me.

Le cynisme politique envahit actuellement le Qu?bec. L?obsession du pouvoir de Jean Charest et son Parti lib?ral influence n?gativement l?int?r?t des Qu?b?cois pour la chose politique, alors que la population devrait s??lever contre nos dirigeants (provinciaux et f?d?raux) pour exiger une transparence ainsi qu?une saine gestion. Malheureusement, la plupart ferment les journaux et changent les postes.

Il est temps que le peuple qu?b?cois s?ouvre r?ellement les yeux pour cesser de se faire tromper, entre autres, en s?emparant enti?rement du pouvoir politique et ?conomique qui lui revient. Le Qu?bec est ?tre m?r pour une nouvelle r?volution, possiblement un brin moins tranquille?

___________________________________
Politicoblogue.com \ Parce que la politique est partout!

20 ans apr?s le lac Meech? Pas grand-chose

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

“ What’s in a name ? ”

“ What’s in a name ? ” ou : Shakespeare branlait-il son dard ?   ...

One comment

  1. avatar

    @ Jonathan Bolduc:

    Soyez le bienvenu cher collègue ! Je suis honteux de vous accueillir dans la maison en cet état… mais nous travaillons d’arrache-pied à la rendre plus conviviale.

    Je crois que vous aviez établi les bases d’une collaboration avec Niquet et Wauthier les précédents propriétaires de centPapiers et, comme je l’ai dit plusieurs fois à Jimmy St-Gelais de chez-vous, je ne demande qu’à avancer dans cette voie

    Sentez-vous donc bien aise de reprendre les articles de chez-nous qui vous semblent le mériter, comme nous le faisons pour les articles qui nous sont soumis après parfois avoir été publiés chez vous: Je crois qu’il n y a que du bien a diffuser davantage.

    Je crois aussi, cependant, que c’est lorsque nos capacité de publication se cumuleront plutôt que de se recouper- suscitant l’émergence de plus d’auteurs et de commentateurs – que nous optimiserons le développement de la presse citoyenne au Québec. Il faudrait en jaser…

    Cordialement

    Pierre JC Allard